Lors de la campagne présidentielle, le chef de l’État s’était présenté sous les couleurs de «Génération pour la modernité et le développement». A quelques semaines des communales et des législatives prévues en mai prochain, ce qui n’était à l’origine qu’un mouvement de soutien à un candidat est appelé à s’ériger en outil politique structuré pour servir de cadre d’expression et d’organisation de la majorité présidentielle.
C’est du moins la lecture qu’en fait Mamadou Lamara Barry, journaliste politique: «les autorités préfèrent parler de refondation qui n’épargne certes pas l’aspect politique et non de parti politique à proprement dire. Cependant, le directeur de campagne du candidat-président, sous la conduite du Premier ministre Amadou Oury Bah, s’attelle à réaliser les études techniques pour mettre en place le parti politique Génération pour la modernité et le développement».
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Pour le chef du gouvernement, cette démarche répond à l’impératif de cohérence institutionnelle. «Dans la dynamique de l’élection du candidat indépendant Mamadi Doumbouya, il était indispensable de rassembler la majorité qui l’a porté au pouvoir pour disposer d’un instrument politique susceptible d’organiser et d’encadrer cette majorité afin que cela puisse se refléter sur les institutions de la République, notamment l’Assemblée nationale et les collectivités locales» assure Amadou Oury Bah. Cependant, ce dernier a tenu à préciser «il n’est nullement dans notre intention de faire émerger un parti totalitaire, dominant ou, en d’autres termes, un parti d’État».
L’adhésion à la GMD se fait à titre individuel, un moyen de favoriser l’engagement personnel, confie Mamadou Lamara Barry. «Beaucoup de partis politiques ont accepté d’accompagner le président. Pour la construction du GMD, il est question de rassembler tout le monde, parce qu’il faut ”Bâtir ensemble”. L’adhésion à ce parti se fait de façon individuelle, ce qui implique de se détacher de toute charge politique antérieure et se consacrer à la GMD».
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À mesure que se précise l’architecture du GMD, l’attention se porte désormais sur sa capacité à conjuguer rassemblement et pluralisme. Pour les autorités, l’ambition est claire: transformer une dynamique électorale en force politique structurée, au service des institutions.



