Khartoum «reprendra pleinement ses activités» au sein de l’Autorité intergouvernementale pour le développement (Igad), dont le siège se trouve à Djibouti, a déclaré le ministère des Affaires étrangères dans un communiqué.
L’Igad a salué dans cette décision une «réaffirmation de la solidarité régionale et de l’engagement collectif en faveur de la paix».
Le Soudan avait gelé son adhésion en janvier 2024 pour dénoncer l’invitation de Mohamed Hamdane Daglo, responsable des paramilitaires des Forces de soutien rapide (FSR), à un sommet en Ouganda sur le conflit soudanais.
Une guerre oppose depuis avril 2023 l’armée du général Abdel Fattah al-Burhane et dirigeant de facto du pays aux FSR de son ancien bras droit.
La décision du Soudan de rejoindre à nouveau l’organisation intervient après une rencontre en janvier entre le Premier ministre du pays, Kamil Idris, et le secrétaire exécutif du bloc régional, Workneh Gebeyehu.
L’Igad avait dans la foulée condamné dans un communiqué «toutes les formes de violations commises par les FSR» et assuré de «son plein soutien à l’unité et à la souveraineté de la République du Soudan, ainsi qu’à ses institutions nationales existantes».
La guerre a divisé le Soudan en deux, l’armée tenant le nord, l’est et le centre, alors que les FSR et ses alliés dominent le Darfour à l’ouest et des zones du sud du pays.
Les FSR ont également formé une administration parallèle rivale basée à Nyala, la capitale du Darfour-Sud, non reconnue par la communauté internationale.
Le conflit a fait des dizaines de milliers de morts, déplacé 11 millions de personnes et provoqué l’une des pires crises humanitaires dans le monde selon l’ONU.




