Mali: le gouvernement de transition remanié, des ministres influents promus

Assimi Goïta, président de transition du Mali.

Le 12/02/2026 à 17h14

Le gouvernement de transition du Mali a été remanié jeudi, et plusieurs ministres influents - dont celui de la Défense - sont promus ministres d’Etat, selon un communiqué lu à la télévision nationale.

Le ministre de la Défense et des Anciens Combattants Sadio Camara, le ministre de l’Économie et des Finances Alousseni Sanou et le ministre de la Réconciliation, de la Paix et de la Cohésion nationale, le général Ismaël Wagué, sont élevés au rang de ministres d’État.

En outre, quatre départements clés - dont l’Agriculture et l’Administration territoriale et la Décentralisation - changent de titulaires.

Ainsi, un général de brigade, Issa Ousmane Coulibaly, est nommé au ministère de l’Administration territoriale, qui jusqu’ici était dirigé par le Premier ministre Abdoulaye Maïga, qui cumulaient les deux postes.

«Ce réaménagement traduit une volonté de continuité mais aussi d’adaptation face aux défis actuels», a déclaré à l’AFP un responsable de la communication de la présidence de la République.

Trois nouveaux ministres font leur entrée au gouvernement, aux ministères de l’Agriculture, de l’Énergie et de l’Eau et à celui de la Refondation de l’État, chargé des relations avec les institutions. Leurs prédécesseurs ont été remerciés.

Le précédent gouvernement avait été mis en place en novembre 2024.

Ce nouveau gouvernement compte six militaires (sur 28 ministres et un ministre délégué) contre cinq pour l’ancien.

Le Mali, pays sahélien en proie à plus d’une décennie de conflit et de violences jihadistes, est dirigé par une junte depuis deux coups d’État, en 2020 et 2021. Les militaires ont pris des mesures répressives contre la presse et les voix critiques. Ils ont également dissous les partis politiques et des organisations à caractère politique.

La junte malienne, dirigée par le général Assimi Goïta, s’était engagée à remettre le pouvoir aux civils au plus tard en mars 2024, mais a depuis manqué à cette promesse.

En juillet 2025, le régime militaire a accordé à M. Goïta un mandat présidentiel de cinq ans renouvelable «autant de fois que nécessaire» et sans élection.

Par Le360 Afrique (avec AFP)
Le 12/02/2026 à 17h14