Présidentielle au Bénin: les deux candidats lancent leur campagne

Romuald Wadagni, ministre des Finances, fait figure d'ultra-favori face à Paul Hounkpè, considéré comme un opposant modéré".

Le 28/03/2026 à 08h13

Les deux candidats à l’élection présidentielle du 12 avril au Bénin ont lancé leur campagne vendredi, le favori Romuald Wadagni commençant une tournée dans le nord du pays tandis que son rival Paul Hounkpè débutait plus discrètement à Cotonou.

Au pouvoir depuis 2016, le président du Bénin, Patrice Talon, va passer la main en avril après deux mandats de cinq ans, conformément à la Constitution.

Son dauphin et ministre des Finances Romuald Wadagni fait figure d’ultra-favori face à Paul Hounkpè, considéré comme un opposant «modéré».

Vendredi, au stade de Kandi (nord), devant des milliers de ses partisans, Romuald Wadagni a rappelé sa volonté de développer les régions et évoqué la situation sécuritaire.

Le nord du Bénin est le théâtre d’attaques jihadistes meurtrières depuis plusieurs années, perpétrées par des groupes venus de pays sahéliens.

M. Wadagni tiendra deux autres meetings dans la journée dans la même région, à Banikoara et à Segbana.

Son unique adversaire, l’opposant Paul Hounkpè, des Forces cauris pour un Bénin émergent (FCBE), considéré comme un opposant modéré, a démarré une campagne plus timide dans une salle de conférences à Cotonou.

«Le match n’est pas plié et il ne s’agit pas d’un match amical», a-t-il affirmé devant une centaine de sympathisants.

Le principal parti d’opposition, les Démocrates, est le grand absent de cette présidentielle, sa candidature ayant été retoquée faute de parrainages suffisant. Plusieurs de ses cadres ont rejoint ces derniers jours le camp de Romuald Wadagni.

La campagne prendra fin vendredi 10 avril.

Au premier jour, l’engouement n’était pas encore palpable vendredi à Cotonou, la principale ville du pays. Quelques panneaux à l’effigie du favori ont commencé à apparaître, tout comme des affiches de son opposant.

Début décembre, le Bénin a connu une tentative de coup d’État, déjouée avec l’aide du Nigeria et de la France.

Toutefois, ce putsch raté n’a pas empêché le déroulement d’élections législatives et communales, remportées par les partis de la coalition au pouvoir.

Par Le360 Afrique (avec AFP)
Le 28/03/2026 à 08h13