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Enseignement des sciences: le Maroc donne l’exemple

Publié le 11/03/2016 à 15h15 Par notre correspondant à Dakar Ibrahima Diallo

#Société
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#Sénégal : Présent au Next Einstein Forum de Dakar, le ministre marocain de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique, Lahcen Daoudi, a expliqué que 60% des étudiants marocains sont dans des filières scientifiques.

Dans beaucoup de pays africains, comme le Sénégal, presque deux-tiers des étudiants suivent des filières littéraires, alors que le continent a beaucoup plus besoin de diplômés scientifiques. Si ces pays rêvent d’inverser cette tendance, le Maroc a déjà montré la voie.

«Nous avons 60% de scientifiques dans notre système éducatif contre 40% de littéraires», a expliqué Lahcen Daoudi, ministre de l’Enseignement supérieur et de la recherche scientifique, lors d’un panel dans le cadre du Next Einstein Forum qui s’est tenu du 8 au 10 mars à Dakar. Mieux, le Maroc compte réduire davantage la proportion de littéraires dans son système éducatif. La raison est simple, selon Lahcen : «Nous ne pouvons pas développer un pays en ayant plus de littéraires que de scientifiques.»

Il préconise une «révolution technologique» dès l’école primaire. «Nos enfants doivent être formés au prototypage, c’est-à-dire qu’ils doivent être capables de démonter et monter des ordinateurs», indique Daoudi.

Conformément à cette stratégie de promotion des sciences, le Maroc a augmenté sensiblement son budget réservé à l’enseignement supérieur et la recherche. Une stratégie qui commence à donner ses fruits. Grâce à ces compétences, le Maroc va fabriquer 400.000 voitures sur son sol en 2017. Au total, 15.000 emplois ont été créés dans le domaine de l’aéronautique, a fait savoir Daoudi.

Le 11/03/2016 Par notre correspondant à Dakar Ibrahima Diallo