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Sénégal: le profanateur de tombes troublait le sommeil des morts pour satisfaire sa libido

Mise à jour le 16/12/2016 à 20h14 Publié le 16/12/2016 à 19h17 Par notre correspondant à Dakar Ibrahima Diallo

#Société
le profanateur de Tombes voulait satisfaire sa libido
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#Sénégal : C'est sans doute l'information la plus sordide mais aussi la plus révoltante, à laquelle les Sénégalais ont eu droit depuis bien longtemps. Djibril Seydi, le présumé profanateur de tombes à Dakar se faisait passer pour un fou pour cacher un dessein inavouable. Il a été déféré ce vendredi.


Kiosque le360afrique. Voilà un sordide fait divers qui fait la lumière sur une longue série de profanations de tombes. Beaucoup avaient accusé les lutteurs ou les hommes politiques d’être assoiffés de pouvoir de gloire ou d’argent et adeptes de pratiques occultes. Ces actes n’auraient donc qu’un seul mobile: la nécrophilie. 

En effet, une source qui a assisté au déferrement du présumé coupable, ce matin, a confirmé à le360 Afrique cette thèse, qu’elle tient des enquêteurs. A Dakar, le quotidien Les Echos a également barré sa Une avec l'information selon le site Seneweb

"C’est lui-même qui aurait évoqué le mobile de la nécrophilie, mais les enquêteurs avaient préféré taire cela pour ne pas heurter la conscience des parents des mort(es) dont les tombes ont été profanées et pour préserver la dignité des défunt(es). Une perquisition au domicile du suspect a permis aux enquêteurs de découvrir des éléments à caractère pornographique dans son portable", explique notre source.


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S’il n’est pas totalement fou – en tout cas c’est ce que croient les enquêteurs – il n’est pas, non plus, très équilibré. Ses actes relèvent de la déviance mentale, estiment certains. 

Agé de 36 ans, Djibril Seydi avait expliqué aux enquêteurs, au moment de son arrestation, qu’il ouvrait les tombes pour pour "sauver" l’âme des défunts". "Je voulais les sauver (parce que) dans les tombes il n’y a pas d’air. Les morts ne respirent pas". L’homme habitait Pikine, où il avait loué une chambre non loin des cimetières, nous dit-on.  "Quand je l’ai aperçu, ce matin-là, alors qu’on l’embarquait, dans la fourgonnette pour son déferrement, il portait des habits très sales", précise notre source.
Le 16/12/2016 Par notre correspondant à Dakar Ibrahima Diallo