Cette célèbre intersection située dans la commune de Port-Bouët, non loin de l’aéroport international d’Abidjan, parait désormais plus imposant avec la mise en service du nouvel échangeur.
Doté d’un pont en dalles, cet échangeur est constitué d’une voie express, de voies secondaires et un carrefour giratoire offrant plusieurs possibilités de directions aux usagers. Akwaba se veut le symbole de l’hospitalité ivoirienne.
L'échangeur Akwaba d'Abidjan.. le360 Afrique/Djidja
Cependant même si les usagers se réjouissent de la réalisation de cette infrastructure, pour l’instant les embouteillages n’ont pas disparu. Certains pointent la conception même de l’ouvrage qui a cours simultanément au grand carrefour de Koumassi situé sur le même tronçon, à quelques centaines de kilomètre seulement. Un feu majeurs tricolore installé à la descente du viaduc d’Akwaba est également incriminé pour entraver la fluidité du trafic vers Koumassi, lui-même en chantier depuis plus d’un an.
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«On ne sent pas l’apport de l’échangeur. J’ai été obligée de descendre du taxi pour terminer ma course à pieds, car depuis près d’une heure nous sommes dans cet embouteillage», se plaint, Mané Rokiha, Commerçante.
La mise en service de l’échangeur ne constitue que la première étape de ce projet du carrefour Akwaba, «la seconde phase de ce projet portera sur la réalisation d’une connexion directe du boulevard de Marseille au carrefour Akwaba afin de résoudre d’engorgement au niveau du carrefour d’ancien Koumassi», expliquait Amedé Kouakou, ministre de l’équipement et de l’entretien routier, lors de la cérémonie de l’inauguration de l’infrastructure.
Mais pour l’instant le contraste est sombre ! Un manque à gagner pour les conducteurs de véhicules de transport en commun. Sur l’axe Treichville-Gonzagueville, le coût du transport grimpe de 250 à 500 francs CFA aux heures de pointe, «on consomme plus de carburant, on perd du temps, alors on est obligés d’augmenter les prix», explique Mamoudou Lay, conducteur de minicar.
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Pourtant, l’échangeur d’Akwaba reflète également la dynamique de modernité et de progrès soutenu pour le président de la République. Il s’inscrit dans la même tradition d’infrastructure emblématique qui caractérise la Côte d’Ivoire.
Financé par le groupe de la Banque mondiale à hauteur de 31,2 milliards de Fcfa, l’objectif principal de ce projet structurant est d’améliorer la mobilité dans le district d’Abidjan qui concentre 36% de la population urbaine du pays. D’ici fin du mois de juillet 2025, un autre ouvrage, celui du grand carrefour de Koumassi, sera mis en service.