AfriForum, ONG sud-africaine de défense des droits civiques de la communauté afrikaner, a accusé samedi le Président Cyril Ramaphosa et les dirigeants du Congrès national africain (ANC) d’avoir provoqué des divisions au sein de la société par la mise en œuvre de lois controversées sur l’éducation et l’expropriation des terres sans compensation.
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La récente réunion à Washington des responsables d’AfriForum avec l’Administration Trump a suscité l’indignation de Ramaphosa et d’autres dirigeants de l’ANC au pouvoir. Ils demandent que des accusations de «trahison» soient portées contre le groupe de pression après sa réunion avec l’administration de Donald Trump.
En réponse à ces accusations de «trahison», le PDG d’AfriForum, Kallie Kriel, a déclaré aux médias que leur visite à la Maison Blanche en compagnie d’autres groupes de pression, dont Solidarity et Solidarity Movement, était due à leur frustration face au refus du gouvernement sud-africain de répondre à leurs préoccupations.
«C’est le Président Ramaphosa qui a signé la loi Bela, une loi qui menace l’existence culturelle des communautés afrikaners, et c’est aussi lui qui a signé la loi sur l’expropriation des terres des blancs et nie l’existence des meurtres dans les fermes», a affirmé M. Kriel.
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Il a ajouté que les groupes de pression ont envoyé des lettres à Ramaphosa sur leurs préoccupations concernant toutes ces questions, mais ces lettres ont été ignorées. «Nous ne nous laisserons pas décourager. Nous continuerons simplement à nous battre pour les intérêts du pays et nous lutterons aussi sans vergogne pour les intérêts des Afrikaners», a-t-il déclaré.
Dans leur mémorandum adressé à l’Administration américaine, les groupes de pressions sud-africains ont également souligné l’impact considérable des meurtres dans les fermes sur la communauté afrikaner.