Dans la matinée du mardi 10 mars 2026, la STAF a repris ses activités immédiatement après l’annonce de la levée des sanctions par le gouvernement. La veille, le ministre chargé de la Mobilité a indiqué dans un communiqué que la société avait préalablement remis aux autorités un rapport détaillé sur sa flotte et avait soumis 219 de ses bus à un contrôle approfondi par le Centre de contrôle des véhicules automobiles (CCVA).
Cette reprise d’activité a bien évidemment réjoui le personnel , du plus anciens transporteur routier du pays qui dessert les localités de la quasi-totalité du territoire. «Nous sommes contents de la reprise et les mots nous manquent pour dire merci aux usagers. Ensemble, nous sommes plus forts. Nous leur demandons de ne pas hésiter à nous interpeller face à tout manquement qu’ils viendraient à constater. Cela nous permettra de nous améliorer. L’avenir de la compagnie incombe à tous», se réjouit Ousseni Karaga, chauffeur au sein de la compagnie.
En février dernier, le gouvernement a ordonné la suspension temporaire des activités de l’entreprise pour «manquements répétitifs aux dispositions du code de la route et le non-respect de la limitation de la vitesse».
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Le transporteur s’est engagé à sanctionner tout manquement aux règles de sécurité ou de l’éthique professionnelle et réserver à ses passagers un accueil bienveillant.
Durant la période de suspension, la société avait cessé toute activité de transport en commun sur l’ensemble de son réseau. STAF est pratiquement la seule compagnie qui relie la capitale à certaines localités du pays. Pour les commerces autour des gares autant que pour les usagers, c’est un soulagement.
«Nous sommes très heureux de la reprise des activités de la société et nous espérons qu’elle suivra à la lettre les recommandations des autorités afin de garantir la stabilité de la société», souhaite Karim Kabré, usager des services de la compagnie.
Karim fait allusion à l’obligation faite à la STAF de soumettre l’intégralité de son parc automobile à une inspection technique approfondie et de présenter un plan de mise en conformité.
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«Nous sommes très heureux de reprendre nos activités. La situation était très difficile pour nous, qui vendons nos articles aux abords de la gare. Nous avions déjà de la peine à faire face aux charges familiales», relate Abdoul, un vendeur installé à l’entrée de la gare STAF, située au quartier Samandin à Ouagadougou.
Pour rappel, la compagnie a cessé ses activités le 16 février 2026 pour non-respect des règles de sécurité routière. Plus de 200 de ses bus avaient été jugés non conformes par les autorités compétentes, ce qui avait finalement entraîné sa fermeture.



