Il ne se passe pas une semaine sans que la presse locale et les réseaux sociaux ne relatent des récits ahurissants, inimaginables il y a encore peu. Des élèves surpris en pleins ébats sexuels dans une salle de classe ou dans les toilettes. Et s’ils ne sont pas pris en flagrant délit dans un établissement scolaire, ce sont des appartements qui leur sert de lieu d’intimité à ces mineurs.
Pire encore, des vidéos circulent sur les réseaux sociaux montrant de classes de cours transformées en bars et dancings avec des images de jeunes filles et de garçons se livrant à la consommation d’alcool et de stupéfiants. Ces différents actes impliquent généralement les élèves dont l’âge varie entre 13 et 19 ans et aucune région dans le pays n’est épargnée.
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L’activiste Pierre Nguimbous rencontré dans son bureau au quartier Tsinga à Yaoundé en témoigne «Je crois difficilement aux superstitions mais là je pense que quelque chose ne va pas. Il est incompréhensible que toutes les régions soient victimes des mêmes tares et avec la même intensité. C’est regrettable que cela arrive à nos enfants», a-t-il déclaré.
Certaines personnes, encore lucides, imputent ces déviances en milieu scolaire dans l’abandon parental. Romaine Tolya Zang, une jeune psychologue l’exprime en ces termes: «La vie est tellement devenue difficile que les parents n’ont plus le temps pour mieux encadrer leurs enfants. Un parent qui sort tous les jours de sa maison à 6 heures 30 minutes et revient à 22 heures, peut-il réellement éduquer ses enfants? Je ne le pense pas sauf miracle. A côté de ces parents, il y en a qui sont irresponsables de nature», a-t-il déclaré.
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La société se mobilise malgré tous les pesanteurs afin de sortir les jeunes du gouffre. Au-delà de la simple méprise, la consommation de l’alcool et des drogues entraine l’abandon scolaire, les grossesses précoces et la dépression qui sont source non négligeable de la pauvreté et du sous-développement en Afrique.
