Côte d’Ivoire: plusieurs villes dotées de nouveaux équipements pour le maintien de l’hygiène publique

Dons de matériels pour le rendre les mairies ivoiriennes plus propres.

Le 17/02/2025 à 11h31

VidéoL’État multiplie les initiatives pour une gestion raisonnée des déchets solides à travers l’Agence nationale de gestion des déchets (ANAGED) qui vient de doter six collectivités en équipements de salubrité publique d’une valeur de 400 millions de francs cfa.

Au district autonome d’Abidjan, l’Etat a concédé le service de propreté à deux grands opérateurs, Ecoburnie et Ecoti.SA, qui assurent la collecte, le transport et la mise en décharge des déchets.

Si pour Abidjan, ces initiatives viennent répondre aux besoins des populations en matière de salubrité, l’ANAGED dont la mission a un caractère national, procède progressivement, à travers ses directions régionales, au suivi de la gestion des déchets à l’intérieur du pays. Des opérateurs de collecte ont été affectés dans les grandes villes en vue d’optimiser la collecte des déchets.

Le 14 février, la directrice générale de l’Anaged, Sarrahn Ouattara, a remis du matériel de salubrité à six communes des villes de l’intérieur du pays: Azaguié, Katiola, Samatiguila, Tioroniaradougou, Didiévi et Béoumi. Pour cette année 2025, «le programme d’appui aux collectivités ne se limitera pas à l’octroi de matériel. Nous mettons en œuvre un projet communautaire de type Thimo (Travail à haute intensité de main-d’œuvre), de salubrité axé sur l’économie circulaire. Il s’agit de de mettre en œuvre un cadre de collaboration avec les collectivités territoriales, afin de former et équiper des organisations qui auront en charge l’exécution des opérations de salubrité», a confié Sarrahn Ouattara, directrice générale de l’Anaged.

Dans le souci de garantir l’équité dans la répartition entre les communes, des critères qui tiennent compte de la taille des communes et de leurs besoins spécifiques ont été retenus. Cela a permis d’améliorer significativement l’état de propreté du cadre de vie des populations.

Avant d’ajouter que ce projet se fera dans les localités ne disposant pas d’opérateurs privés de collecte de déchets. «La phase pilote de ce projet débutera au premier trimestre 2025 avec 50 communes. À terme, l’objectif est de pérenniser les opérations de salubrité en favorisant l’insertion professionnelle des organisations Thimo», a-t-elle annoncé.

Dans cet élan, il est également prévu la construction d’infrastructures de salubrité autour desquelles vont s’agréger des communes d’une région donnée. A titre d’exemple les villes de de Toumodi, Yamoussoukro, Tiébissou, Djébonoua et Bouaké auront un seul pôle de gestion des déchets. Tout comme au nord aussi et dans plusieurs villes également. «C’est un projet majeur qui, j’en suis persuadée, permettra à l’ANAGED et aux collectivités locales d’assurer une gestion optimale des déchets. À l’issue de ces projets, la Côte d’Ivoire disposera, à l’horizon 2040, d’un réseau important d’infrastructures modernes comprenant 805 postes de groupage, 42 centres de transfert, 10 centres de valorisation et d’enfouissement technique (CVET), 22 décharges contrôlées équipées de systèmes de traitement du lixiviat, c’est-à-dire le liquide issu de la putréfaction des déchets».

Ces localités, selon elle, font partie du Programme d’appui aux collectivités 2024 réservé à 83 communes, dont 53 ont reçu aujourd’hui le matériel, composé de tracteurs, de tricycles, de débroussailleuses, de poubelles et de divers petits équipements. Cette dotation leur permettra d’améliorer leurs services de propreté et de garantir un cadre de vie sain à leurs populations. Elle a, pour ce faire, exhorté les maires et tous les bénéficiaires, à faire bon usage du matériel qu’ils reçoivent et à veiller au bon fonctionnement des comités locaux de salubrité.


Par Emmanuel Djidja (Abidjan, correspondance)
Le 17/02/2025 à 11h31