Les autorités sénégalaises annoncent le déploiement d’une mission antiacridienne dans le nord du pays suite à l’apparition d’essaims de criquets pèlerins dans certaines localités.
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Ces alertes ont été émises par les services du ministère de l’agriculture dans le département de Dagana à Saint-Louis dont la population locale redoute une menace sur les cultures, les pâturages et les ressources agro-pastorales, dans une zone stratégique pour l’agriculture et l’élevage au Sénégal.
Le Conseil sénégalais de la sécurité alimentaire a indiqué que la mission antiacridienne qui couvrira les zones de Louga, Saint-Louis, Dagana, Podor et Matamelle, vise à établir un état des lieux de la situation acridienne et à évaluer les dégâts éventuels sur les productions agricoles, ainsi que l’impact des traitements effectués par les services compétents.
Selon une étude publiée récemment, le changement climatique d’origine humaine est susceptible d’intensifier les conditions météorologiques extrêmes et d’entraîner des risques plus élevés d’invasions de criquets pèlerins en Afrique.
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«Ces invasions seront de plus en plus difficiles à prévenir et à contrôler dans un climat qui se réchauffe», a averti l’auteur de l’étude, Xiaogang He, professeur à l’Université nationale de Singapour.
Le criquet pèlerin touche certaines zones sèches d’Afrique du Nord et de l’Est, du Moyen-Orient et d’Asie du Sud. Cet insecte migrateur se déplace par millions sur de longues distances et endommage les cultures, provoquant famine et insécurité alimentaire.
La FAO le décrit comme « le ravageur migrateur le plus destructeur au monde ». Un essaim d’un kilomètre carré pourrait comprendre 80 millions de criquets qui peuvent en une journée consommer suffisamment de cultures vivrières pour nourrir 35 000 personnes.
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Les invasions acridiennes majeures peuvent avoir d’énormes conséquences financières. Selon la Banque mondiale, la réponse à une invasion acridienne survenue en Afrique de l’Ouest entre 2003 et 2005 a coûté plus de 450 millions de dollars. La crise a causé des dégâts aux cultures estimés à 2,5 milliards de dollars, selon la même source.




