L’ambassadeur d’Ouganda en Iran a organisé leur rapatriement en bus jusqu’à la frontière turque, puis jusqu’à Istanbul, où ils ont pu embarquer à bord d’un vol vers l’aéroport international d’Entebbe, près de Kampala.
«Je n’ai pas de mots», a déclaré à la presse à son arrivée à l’aéroport Sharon Twiine, 29 ans, qui étudiait les relations internationales à l’Université internationale Ahlul Bayt à Téhéran lorsque la guerre a éclaté.
«C’était effrayant, traumatisant et je ne souhaite à personne de vivre» une telle expérience, a-t-elle ajouté.
Un autre étudiant, Oscar Nyegyema, a indiqué qu’un site près de leur université avait été touché par une frappe aérienne.
«Nous pouvions entendre le sol trembler, nous pouvions entendre le sol remuer. Nous étions tous effrayés, nous nous sentions tous anéantis, nous ne savions pas si nous pouvions nous en sortir», a-t-il raconté.
Il a néanmoins assuré vouloir retourner en Iran dès que possible pour finir son cursus.
Des étudiants ougandais ont choisi de rester malgré la proposition de rentrer de la part de leur gouvernement.
«La vérité, c’est que ces étudiants pensent que s’ils rentrent chez eux, les deux années effectuées d’un cursus de quatre ans seront perdues, parce qu’ils ne seront peut-être pas en mesure de se payer le billet de retour vers l’université», a expliqué Aloisius Ssegawa, autre étudiant lui aussi rentré jeudi.
Sharon Twiine s’est dite «traumatisée» par les événements. «J’aime étudier. J’aime mettre en pratique ce que j’ai appris en Iran, mais je pense que je vais devoir trouver une thérapie d’abord», a-t-elle confié.
