Guinée: 1.300 étudiants doivent rejoindre les universités françaises

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Le 09/10/2026 à 07h23

Quelque 1.300 étudiants guinéens vont rejoindre cette année des établissements d’enseignement supérieur en France, un niveau présenté comme «le plus élevé depuis près de 20 ans», a indiqué jeudi à Conakry l’ambassadeur de France en Guinée, Luc Briard.

Ces étudiants sont répartis dans 271 établissements et 92 pôles universitaires à travers la France, selon le diplomate, qui s’exprimait lors d’une conférence de presse au Centre culturel franco-guinéen (CCFG), à Conakry.

«La voie que nous ouvrons est légale, diplomatique, sûre, et elle est faite pour revenir», a déclaré M. Briard, estimant que cette mobilité ne devait pas être conçue comme «un départ sans retour, mais comme un aller-retour de compétences».

Les filières scientifiques et technologiques représentent 40% des admissions, avec une forte présence de l’informatique, a-t-il précisé.

Cette orientation doit notamment répondre aux besoins futurs de la Guinée, engagée dans le développement de grands projets économiques et industriels.

Pour favoriser le retour et la circulation des compétences, la France prévoit également une mobilité croisée des enseignants : 25 professeurs français doivent être accueillis en Guinée tandis que 25 enseignants guinéens doivent se rendre en France, selon l’ambassadeur.

Le réseau France Alumni Guinée, qui compte plus de 1.200 diplômés revenus dans leur pays, doit également accompagner les étudiants et jeunes diplômés dans leur insertion professionnelle.

Luc Briard a par ailleurs appelé les candidats à la prudence dans le choix de leurs établissements, rappelant qu’une inscription dans une école privée ne garantit pas l’obtention d’un visa. Il a recommandé de privilégier les formations et diplômes reconnus par l’Etat français.

La France est le premier pays d’accueil des étudiants guinéens à l’étranger, selon les données présentées par l’ambassadeur.

Par Le360 Afrique (avec AFP)
Le 09/10/2026 à 07h23