Une semaine après les images spectaculaires partagées par le parc qui montraient de vastes étendues de la réserve animalière englouties par des eaux boueuses, quinze camps demeurent fermés et plus de 500 employés «bloqués» en attendant la décrue, d’après la directrice générale des parcs nationaux sud-africains, Hapiloe Sello.
«Dans le seul parc national Kruger, les dégâts causés aux infrastructures essentielles sont si importants que, selon les premières estimations de SANParks, ils dépasseront le demi-milliard de rands (26 millions d’euros)», a déclaré le ministre de l’Environnement Willie Aucamp lors d’une conférence de presse.
La destruction d’infrastructures, y compris de distribution d’eau et d’électricité, est considérable, et la perte de revenus touristiques pourrait «mettre en péril la viabilité de l’ensemble du réseau de parcs», a-t-il ajouté, le parc Kruger, renommé pour ses safaris, étant une des principales sources de revenus de SANParks.
La faune du parc a en grande partie échappé aux inondations, d’après Willie Aucamp, soulignant qu’«aucune carcasse d’animal» n’a été retrouvée.
Le gouvernement va créer un fonds dédié pour assurer la restauration de ce site naturel et touristique majeur, figurant sur la plupart des itinéraires des tour-opérateurs. Un appel aux dons locaux et internationaux a été lancé.
Le parc Kruger a accueilli près de 1,9 million de visiteurs lors de la saison 2024/2025, d’après le rapport annuel de SANParks.
Seize camps d’hébergement demeurent fermés, certaines portes d’accès à la réserve sont ouvertes mais à un nombre limité de véhicules en raison de l’impraticabilité de plusieurs routes.
D’une superficie totale de près de 20.000km2 - soit presque celle de la Belgique - ses parties nord et sud ne sont plus reliées actuellement.
De fortes pluies et des tempêtes s’abattent sporadiquement sur le Mozambique et l’Afrique du Sud voisine, où elles ont fait au moins 150 morts depuis octobre, selon les autorités de ces pays.




