Mali: alerte sur les dangers de l’IA qui «ne doit pas remplacer la réflexion humaine»

Usage de l'IA sur un smartphone

Le 15/02/2026 à 11h54

VidéoL’utilisation de l’Intelligence artificielle fait désormais partie du quotidien des Maliens en général et plus particulièrement les étudiants et tous les chercheurs.

Il y a plusieurs sortes d’IA, mais au Mali, les plus utilisées sont les IA génératives de texte et celles génératives d’images. Mamadou bah, spécialiste en IA estime que «lors de mes échanges avec les étudiants dans les universités privées, je discute avec eux sur l’importance et les inconvénients de l’intelligence artificielle. Je leur montre tout ce qu’on peut faire avec l’IA selon leur domaine. Je leur conseille de ne pas être dépendant de l’IA qui a de supers pouvoirs qui leur permettent d’avoir des réponses concrètes».

Il conclut en disant que les dangers de l’IA résident dans l’addiction «si tu en dépends, tu n’auras plus la capacité rédactionnelle, le sens de réflexion sur un sujet complexe et de trouver les mots par toi-même».

Pour sa part, Daouda Tougan Konaté, journaliste de dira que «l’utilisation de l’IA doit être faite dans l’éthique. J’invite les uns et les autres à ne pas trop s’accrocher à l’IA, mais en faire un outil complémentaire d’apprentissage qui ne doit pas remplacer la réflexion humaine». Il invite «les États africains à introduire l’enseignement des IA dans les curricula former les étudiants».

Enfin, Bagna A Maïga, étudiant à l’École supérieure de journalisme du Mali, avance «j’utilise l’IA dans la correction de mes textes. Après avoir rédigé mon article, je corrige toutes fautes grammaticales à l’aide de l’intelligence artificielle». Selon lui, «ça facilite la tâche parce que on quand tu demandes à un professeur de corriger ton texte que cela peut prendre du temps; mais que l’IA te permet d’aller très vite». Il ajoute, enfin, «que l’utilisation de l’IA me permet aussi d’apprendre. J’utilise Gemini pour toutes mes corrections».

Reste que si l’utilisation de l’IA vise à faciliter la recherche, elle n’est pas sans conséquence. Parmi celles-ci, il y a le fait qu’elle favorise la paresse intellectuelle et réduit le don de soi.

Par Diemba Moussa Konaté (Bamako, correspondance)
Le 15/02/2026 à 11h54