Les Mauritaniens se targuent de disposer d’un cheptel estimé à plus de 20 millions de têtes pour une population d’à peine 5 millions d’habitants, avec à la clé l’un des ratios bétail/habitants les plus élevés au monde, il n’en demeure pas moins que la viande coûte chère, trop chère même, surtout quand on tient compte du pouvoir d’achat des citoyens.
Et à la veille du mois de Ramadan les prix des viandes de petits ruminants, de bovins ou de camelins ont flambé. Dans certains quartiers de Nouakchott, la viande du mouton a atteint les 400 ouguiyas (environ 10 dollars), celle du bœuf se négocie autour de 270 et celle du chameau autour de 250 ouguiyas.
Des prix très élevés et qui sont inaccessibles pour les familles nombreuses. Cela est particulièrement vrai durant le mois de Ramadan marqué par une hausse généralisée des prix des produits alimentaires, malgré les interventions des pouvoirs publics pour ce qui est de certaines denrées alimentaires (riz, huiles, légumes,...).
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Consommateurs et bouchers expliquent cette flambée des prix en convoquant le bétail bien qu’abondant, les diverses taxes et l’esprit de spéculation pendant les périodes sensibles de la vie économique et sociale des mauritaniens, comme le Ramadan.
Ba Hamadi, client, a une histoire de petit bovin à raconter «je viens d’acheter un petit veau pour le Ramadan qui m’a coûté 16.000 ouguiyas. Il y a quelque temps, j’ai pris le même à 12.000 ouguiyas. Avec l’approche du Ramadan, les prix sont toujours trop élevés».
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Pour sa part, Mohamed Meissara, boucher, a un tas de prix à relater, dont certains tutoient les cieux, «ici, nous vendons de la viande par tas. Le prix d’avant était à 500 ouguiyas. Mais aujourd’hui, il est à 700 ouguiyas. Cette situation s’explique par le coût très élevé des animaux, qui atteint aujourd’hui le plafond. Il touche même le ciel. L’animal qui était vendu à 4000 ouguiyas, coûte aujourd’hui 7000 ouguiyas».
A noter que la viande rouge est très consommée en Mauritanie, surtout durant le mois de Ramadan. En moyenne, le Mauritanien consomme plus de 32 kg par an, le niveau le plus élevé de la sous-région.


