Réparties à travers les trois régions de Nouakchott, les sept points de vente des produits de base très demandés durant le ramadan (riz, sucre, lait, dattes, huile, légumes…) connaissent une forte affluence de consommateurs, intéressés par les prix qui y sont pratiqués.
Au point focal du ministère de la Société Nationale de Développement Rural, monté conjointement avec le ministère du Commerce et le patronat mauritanien, on explique que «l’idée, c’est de promouvoir la production locale, à travers la mise en place de sept points de vente. Je m’occupe de celui de la Sebkha (banlieue sud-ouest). C’est un point stratégique, avec une population dense et un pouvoir d’achat très faible. Cela permet d’apporter aux populations, des produits de base à des prix plafonnés, pendant tout le mois de ramadan, pour éviter la spéculation. Nous avons signé des conventions avec des entreprises spécialisées dans la production horticole, notamment les légumes, dont elles assurent la livraison, sans rupture.»
Cette stratégie permet également de promouvoir la production locale des légumes à l’image de la tomate. Mariam Sidi Bâ, du ministère du Commerce explique «nous avons de la pomme de terre dont le kilo est vendu à 25 ouguiyas, le kilo de navet à 8 ouguiyas, les choux pommés le kilo est cédé à 15 ouguiyas, les tomates à 25 ouguiyas. Il y a aussi les pâtes alimentaires, le riz, la viande de chameau, de bœuf, de mouton, le poulet…. Nos légumes sont de qualité, ce sont des produits bio».
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Enfin, Mamadou Thiam, consommateur se réjouit de trouver des prix abordables «ici, le prix est bon. C’est une bonne très initiative, utile au panier de la ménagère. Cependant, il faudrait qu’elle continue au-delà du mois de ramadan».