Ramadan au Niger. Iftar collectif et don de sang: à Niamey, la solidarité est la règle

Un iftar collectif à Niamey.

Le 06/03/2026 à 12h19

VidéoC’est une tradition au Niger, le mois de ramadan est l’occasion pour les plus généreux d’organiser des ruptures du jeûne collectives, pour venir en aide musulmans les plus démunis et renforcer les liens de solidarité.

Il est 18h passée de 50 minutes. Ils sont nombreux comme Mohamed Abdoulaye à attendre le coucher du soleil pour rompre le jeûne. Ce soir, c’est une rupture collective gracieusement organisée par les jeunes de la Convergence pour la Souveraineté des Nations du Sahel. En conviant les jeûneurs aux moyens plutôt limités, les initiateurs disent vouloir renforcer la solidarité entre fidèles musulmans, un des préceptes de l’islam notamment en ce mois de Ramadan.

«Il y a des personnes qui jeûnent et qui n’ont pas de quoi rompre leur jeûne. C’est pour cette raison que généreux donateurs ont bien voulu accompagner notre structure pour organiser cet iftar et aider nos frères et sœurs musulmans», explique Saydou Niandou Abdoulakader, un des initiateurs de la rupture collective.

A travers cette initiative, ce ne sont pas seulement des plats qui sont collectivement partagés, c’est également une occasion pour les fidèles musulmans de renforcer les liens de fraternité et prier ensemble pour un Niger meilleur.

«Cette initiative démontre à quel point l’islam est une religion de paix et de solidarité, nous sommes heureux de nous retrouver dans la convivialité et prier pour notre pays», explique Habibou Issifou, participant.

«Comme vous pouvez le constater, c’est la solidarité entre musulmans qui se manifeste à travers cette rupture collective. C’est un acte généreux notamment à l’endroit de ceux qui ont des difficultés à se procurer une rupture de qualité», ajoute Ibrahim Niandou, participant également.

«Je dis tout simplement merci à ce qui ont initié cette rupture collective, nous avons mangé convenablement et dans des conditions impeccables», ajoute Amadou Abdou, il est également participant.

Une fois la rupture du jeûne terminée, un autre acte de solidarité a eu lieu. Une séance de don de sang a été organisée.

Par Aboubacar Sarki (Niamey, correspondance)
Le 06/03/2026 à 12h19