À Conakry, les écrans géants, les téléviseurs de quartier et les cafés bondés ont servi de tribunes improvisées pour une finale très attendue entre le Maroc, pays hôte, et le Sénégal.
C’est à Camayenne, à la plage, que la communauté marocaine de Guinée s’est donnée rendez-vous pour suivre le match. Dès le coup d’envoi, l’intensité du match a tenu en haleine les supporters, conscients d’assister à un moment fort du football africain. Au coup de sifflet final, malgré la victoire sénégalaise, l’émotion dominante n’était pas la colère mais le respect.
El Mahdi Belmaachi, supporter marocain, résume l’état d’esprit général: «C’était une grande finale, un match vraiment chaud. Ça prouve que le football africain avance. Tout ce qu’on dit sur l’arbitrage aujourd’hui a été balayé. Le Sénégal a remporté la coupe, félicitations à eux. Et bravo aux Marocains, la prochaine sera la bonne».
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Un sentiment largement partagé par Karim Alem, supporter marocain pour qui le Maroc sort grandi de cette CAN: «Il faut reconnaître que le Maroc a proposé du haut niveau côté organisation. Ils ont fait tout ce qu’il fallait, ils ont fait grandir la CAN. Franchement, tout le monde voulait que le Maroc gagne, à part quelques grincheux qu’on ne peut pas éviter».
Mais au-delà du résultat sportif, c’est l’esprit de fraternité africaine qui marque les esprits à Conakry. Beaucoup, comme El Mahdi Belmaachi, saluent l’organisation marocaine et l’image positive renvoyée par la compétition: «Je félicite le Maroc pour l’organisation et pour tout ce qu’ils ont fait pour que la CAN soit une réussite. Le football rassemble. Il ne doit pas diviser. Nous sommes tous frères: Sénégalais, Guinéens, Ivoiriens, Marocains, Égyptiens… L’Afrique est unie. Le foot doit nous donner plus de valeur et montrer l’exemple au monde entier».
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Dans les rues de Conakry, les discussions se prolongent tard dans la nuit. On refait le match, on débat des occasions manquées, mais surtout on célèbre une CAN réussie. Une finale perdue pour le Maroc, gagnée par le Sénégal, mais vécue par beaucoup comme une victoire collective du football africain.




