CAN 2025: finale irrespirable, Sénégal sacré, peuple en transe

Les supporters sénégalais en extase à Dakar.

Le 19/01/2026 à 11h25

La mythique Place de la Nation affichait complet bien avant 15 heures, le dimanche 18 janvier, à l’occasion de la finale de la CAN 2025 entre le Maroc et le Sénégal. Une marée humaine, compacte et fervente, rassemblée très tôt pour vivre un rendez-vous historique. À l’heure du coup d’envoi, la tension était palpable, la concentration visible sur tous les visages. L’enjeu était immense: une deuxième étoile continentale pour l’une des deux nations.

Sur la pelouse, le Sénégal a légèrement dominé la première période, se créant plusieurs occasions franches sans toutefois parvenir à les concrétiser.

À chaque occasion manquée, les cœurs se serraient, et dans les gradins comme sur la place, il devenait parfois difficile pour les supporters de contenir leur nervosité.

Au fil du match, les supporters sénégalais ont traversé toutes les émotions possibles. De l’espoir né d’un but sénégalais finalement refusé et à la déception lorsque les joueurs quittent le terrain, en passant par le frisson du penalty finalement manqué par Brahim Diaz dans les dernières secondes du temps réglementaire.

Les nerfs étaient à vif, l’angoisse lisible sur chaque visage, suspendue à chaque instant du jeu.

Puis est venu le moment de la délivrance. Sur le but de Pape Guèye, toute une place, tout un peuple, a explosé de joie. Une libération collective, presque irréelle. Le Maroc a résisté avec courage, mais ce soir, le destin et le dieu du football semblait avoir choisi son camp: celui du Sénégal.

À Dakar, la nuit s’est transformée en une immense fête populaire. Les rues ont vibré au son des klaxons, des cortèges de motos ont sillonné la capitale, des danses improvisées ont envahi les carrefours, mêlées à des cris de joie et parfois à des larmes d’émotion. Une célébration intense, spontanée, qui s’est prolongée jusqu’au petit matin.

Le Sénégal est champion d’Afrique pour la deuxième fois de son histoire. Une victoire gravée dans les mémoires, portée par un peuple entier, uni dans la ferveur et la fierté.

Par Moustapha Cissé (Dakar, correspondance)
Le 19/01/2026 à 11h25