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Sénégal: l'Aéroport international Blaise Diagne, un bijou de 303 milliards de Francs Cfa

Mise à jour le 25/10/2017 à 18h47 Publié le 25/10/2017 à 18h41 Par De notre correspondant à Dakar Moustapha Cissé

#Economie
Aeroport International Blaise DIagne

Aeroport International Blaise DIagne

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#Sénégal : 303 milliards de francs Cfa ont été investis sur une surface de 4.500 hectares pour réaliser l’Aéroport internationale Blaise Diagne. Cette infrastructure de dernière génération comprend une aérogare pour passagers de 42.000 m2 et une piste d’atterrissage de 3,5 kilomètres sur 75 mètres.

Estimé initialement à 230 milliards de francs Cfa (345,86 millions d’euros), l’Aéroport international Blaise Diagne (Aibd) a finalement couté 303 milliards de francs Cfa (455,63 millions d’euros).

Cette infrastructure de dernière génération qui sera inaugurée le 7 décembre 2017, a mis plus de 10 ans à se concrétiser. Toutefois, l’aéroport de Diass qui se trouve à 40 kilomètres de Dakar répond aux normes internationales et est capable d’accueillir les plus gros avions du monde comme l’airbus A380 et la Boeing B747.

Un aéroport aux normes internationales

Construit sur une surface totale de 4.500 hectares «sécurisés pour les générations futures», l’Aéroport international Blaise Diagne contient plusieurs aménagements. Son aérogare de passagers est bâtie sur 42.000 m2 et sa piste d’atterrissage, longue de 3,5 kilomètres et large de 75 mètres, peut accueillir les plus gros avions du monde.


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Toutefois, cette infrastructure a mis plus de 10 ans à se concrétiser. Selon Abdoulaye Mbodj, son directeur général, «l’Aibd est un projet majeur du Sénégal dans sa composante hub aérien que le pays souhaite bâtir». Même s’il évoque «les difficultés» qui n’ont «pas été cernées en amont» et qui ont fait que «le financement a tardé a être trouvé», le directeur général de l’Aibd reconnait qu’«un projet qui dure autant d’années n’est pas normal».

Revenant sur les relations entre l’Etat et le constructeur qui ont connu des hauts et des bas, il a révélé que ce dernier a fait «de nombreuses réclamations dont certains ont été acceptées et d’autres rejetées». Mais le projet a fini par se concrétiser et sera inauguré le 7 décembre 2017.

Revenant sur les travailleurs de l’Aéroport Loépold Sédar Senghor (LSS) qui s’inquiétaient pour leurs emplois, Abdoulaye Mbodj les a rassurés. Avec l’inplication de l’Asecna, «les travailleurs de LSS qui avaient des CDI et/ou qui étaient des temporaires permanents seront mutés à Diass», a-t-il précisé.


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Quant à la remise à niveau des aérodromes régionaux, il déclare également qu’un financement de 108 milliards de francs Cfa (162,4 millions d’euros) a été trouvé par Maimouna Ndoye Seck, ministre des Transports aériens et du développement des infrastructures aéroportuaires.

Remboursement des créances

Revenant sur les 303 milliards de francs Cfa qui ont été mobilisés pour la concrétisation du projet, le directeur de l’AIBD a précisé que des intervenants qui ont porté la facture à 407 milliards de francs Cfa (612,03 millions d’euros) ont été enregistrés. Selon Mbodj, la Redevance pour le développement des infrastructures aéroportuaires (Rdia) de 54 euros instituée depuis 2005, prélevée sur chaque passager en partance de Dakar, collectée par l’Iatat et le Ads, sera «déposée dans un compte séquestre domicilié à la Bnp Paribas». Et cette somme servira à «rembourser l’emprunt pour le financement de l’Aibd».

Recasement des populations riveraines

Concernant les populations des villages environnants qui ont été impactées et n’ont toujours pas été indemnisées, le directeur général de l’Aibd les a aussi rassurés. «Nous ne les lâcherons jamais parce qu'elles sont nos parents sérères et seront dédommagées. Elles auront toutes leur dû au même titre que toutes les populations déplacées qui ont été recassées dans des maisons avec toutes les commodités, soit 400 m2 avec possibilité d’extension», a-t-il ajouté. Selon lui, «seules les procédures au niveau de la commission de réconciliation et les accords à trouver sur le niveau d’impense explique le retard pour leurs indemnisations», a expliqué Mbodj.


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Ces mêmes populations pourront également trouver du travail dans les sociétés de restauration, de mécanique, etc., qui mènent des activités autour de l’aéroport de Diass. Mais les jeunes vont devoir se faire former pour prétendre aux emplois qui demandent des compétences techniques.

Quant à l’affectation des activités de l’aéroport international LSS à l’Aibd, Mbodj précise que toutes les dispositions ont été prises. Une nouvelle compagnie aérienne a été mise en place. Et pour régler le problème du transport entre Dakar et Diass lié à la cherté tu péage de l’autoroute, tant décrié par les Sénégalais, une solution est en train être adoptée en collaboration avec la société Dakar Dem-Dik. Et la deuxième phase du projet consiste de créer, «en plus du centre de maintenance aéronautique à l’image de ce que faisait Air Afrique, un institut des métiers de l’aéronautique», a révélé le directeur général.

Le 25/10/2017 Par De notre correspondant à Dakar Moustapha Cissé