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Algérie. Cafouillage autour de l'interdiction des importations

Mise à jour le 27/03/2017 à 16h24 Publié le 27/03/2017 à 13h21 Par Mar Bassine

#Economie
Algérie. Cafouillage autour de l'interdiction des importations
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#Algérie : Les autorités algérienne ont fait machine arrière à peine 24h après la décision d'interdire les importations. La décision prise par Tebboune n'ayant pas été bien accueillie, Abdelmalek Sellal a autorisé les banquiers à la suspendre en attendant une liste des produits interdits.

Kiosque le360afrique. La pression des lobbies bancaires et d'exportation aurait-elle eu raison de la mesure hasardeuse prise par le ministre algérien du Commerce? En tout cas, on note un vrai recul de la part de Abdelmajid Tebboune. Après avoir décidé d'interdire les importations de tous les produits finis, voilà que les autorités algériennes demandent aux banques de ne plus s'opposer aux domiciliations des opérations d'importations. Ce serait le Premier ministre Abdelmalek Sellal, lui-même, qui aurait demandé à l'Association professionnelle des établissements financiers de surseoir à l'application de la mesure.


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D'après le site Tout sur l'Algérie, l'interdiction n'aura duré que 24 heures. Il s'agit d'un véritable cafouillage qui s'explique par le fait que les autorités algériennes ne savent plus ou donner de la tête devant l'épuisement progressif de leurs réserves de changes. En effet, en deux ans seulement, à cause d'un déficit commercial abyssal, 31,55 milliards de dollars ont été ponctionnés sur les réserves de changes, à raison de 17,84 milliards en 2016 et de 13,71 milliards en 2015. La perspective de voir les réserves de change passer sous la barre des 100 milliards de dollars dès juillet prochain est donc à l'origine de cet amateurisme. Quoi qu'il en soit, le scénario du Vénézuéla qui s'est retrouvé sans devise et donc incapable d'importer jusqu'aux médicaments menace bien l'Algérie.

En attendant que s'applique la mesure d'interdiction, le ministère du Commerce devrait définir une liste de produits réellement interdits à l'importation. En effet, les termes "produits destinés à la vente en l'état" utilisés dans le décret sont flous. Que doivent comprendre les banquiers chargés de refuser les domiciliations des opérations d'importation de ces soi-disant produits finis? Faut-il interdire la farine ou les, les biscuits, les clous ou la peinture, les portes ou le bois? Seule une liste exhaustive est en mesure de permettre d'éviter l'arbitraire. 
Le 27/03/2017 Par Mar Bassine