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Réconciliation au Burkina Faso: la rencontre avortée des anciens chefs d’Etat ne compromet pas la marche

Mise à jour le 14/08/2022 à 17h16 Publié le 14/08/2022 à 17h14 Par notre correspondant à Ouagadougou- Jean-Paul W. Ouédraogo

#Autres pays : Yéro Boly, ministre d’Etat chargé de la Cohésion sociale et de la réconciliation nationale du Burkina Faso, s’est prononcé sur les avancées du processus de la réconciliation nationale.

D’entrée de jeu, c'est un ministre d’Etat qui s’est voulu rassurant quant à la marche du processus. Ce qui a été qualifié par la presse de rendez-vous manqué des anciens chefs d’Etat ne saurait compromettre le processus, a t-il dit, avant de rappeler que son département a pour mission principale l’élaboration des différentes stratégies de réconciliation nationale et leur matérialisation, qui interviendra incessamment.

«Je voudrais faire noter que le processus s’est voulu largement inclusif et participatif pour doter le Burkina Faso d’un document-cadre qui traite de façon scientifique toutes les questions de besoin de réconciliation auxquelles le pays est confronté», a déclaré, Boly.

À propos des comités de défense installés dans les provinces (une dizaine), le ministre a expliqué qu’il ne s’agit pas de forcer pour les installer là où les conditions de sécurité ne sont pas remplies. Bien que lent, c’est un processus déjà porteur d’espoir et de paix.

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«Il faut d'abord s’assurer que les conditions de dialogue sont remplies, que les notabilités capables de mener ce dialogue existent dans la localité et les recenser pour ne pas se tromper (...). Toutefois, les signaux sont intéressants. Nous allons vers la création de nouveaux comités dans les semaines et mois à venir, a-t-il expliqué.

Il n’y a pas de difficulté particulière, a-t-il fait noter, avant de soutenir que son département avance à son rythme, en tenant compte des comités locaux et de la prudence que requiert le processus.

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Le ministre a aussi relevé que de jeunes combattants terroristes se sont rendus à l'autorité burkinabè, après avoir déposé les armes. Un signal fort qui montre, selon lui, combien certains parmi les terroristes sont disposés à accepter le dialogue proposé par le chef de l’Etat, le lieutenant-colonel Paul-Henri Damiba.

Pour ce qui est du forum national de la réconciliation, il sera organisé dans les mois à venir.

Le 14/08/2022 Par notre correspondant à Ouagadougou- Jean-Paul W. Ouédraogo