Le passage de la coupe d’Afrique des nations (CAN) 2019 organisée par le Cameroun de 16 à 24 équipes continue de susciter diverses réactions au Cameroun. Et pour d’aucuns, la pilule est toujours difficile à avaler. C’est le cas d’Abdouraman Hamadou, président d’Etoile filante
de Garoua, un club camerounais.
Dans une vidéo postée sur les réseaux sociaux, il annonce ce vendredi 28 juillet 2017, avoir saisi le Tribunal arbitral du sport (TAS) à Lausanne (Suisse), «pour contester la décision du Comité Exécutif de la CAF du 20 juillet 2017 de passer dèsl'édition 2019 à une CAN à 24 équipes».
Abdouraman Hamadou dit se référer aux dispositions des statuts de la Fédération camerounaise de football (Fecafoot), qui donnent le pouvoir à ses membres d'agir pour sauvegarder l'intérêt de la fédération. «Compte tenu du caractère vital de l'organisation de cette CAN 2019 pour le football camerounais qui en attend des retombées diverses, cette procédure vise essentiellement à obliger la CAF à revenir à une CAN à 16 équipes en 2019 avec le cahier des charges initialement validé», déclare l’intéressé.
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Pour lui, la décision de la CAF de changer le nombre de pays participants à la CAN 2019 revêt un caractère «brutal et arbitraire» et les conséquences de cette décision «sont susceptibles à terme de donner à la CAF des motifs pour dessaisir le Cameroun de l'organisation».
Enfin, Abdouraman Hamadou considère cette initiative comme sa «contribution en tant qu'acteur du football camerounais afin de permettre au Cameroun de préserver toutes ses chances d'organiser sereinement en 2019 cette grandefête du Football».
Cependant, la Fecafoot s’est désolidarisée de cette démarche. «La Fecafoot, représentée par son président Tombi à Roko, de concert avec le gouvernement de la République, réaffirme sa volonté de respecter cette décision du comité exécutif de la CAF. La fédération apportera sa contribution au gouvernement et à la CAF en vue d’une organisation optimale de la toute première phase finale à 24 équipes de la CAN», indique un communiqué de la fédération camerounaise.
L’adresse nie aussi au plaignant la légitimité pour effectuer cette démarche. Il est à signaler qu’Abdouraman Hamadou est actuellement en conflit avec les dirigeants de la Fecafoot, qu’il considère comme «illégitimes».
Il faut le prendre très au sérieux. Car, c’est ainsi qu’il est parvenu à faire annuler par la Chambre de conciliation et d’arbitrage du Comité national olympique camerounais, l’élection du président actuel de la Fecafoot. Une sanction confirmée par le TAS, qui demande cependant de se référer aux autorités locales camerounaises pour son application. Abdouraman Hamadou était du reste, le grand absent de la réunion de conciliation organisée récemment à Conakry par la FIFA, entre les acteurs du football camerounais.




