Fixation des modalités de remboursement du «trop-perçu» des factures d’électricité

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Le 17/05/2016 à 10h20

La Compagnie ivoirienne d’électricité (CIE), concessionnaire du service public d’électricité, informe sur les modalités de remboursement du «trop perçu» des factures. Une décision qui intervient après l'annulation par le président Ouattara de la hausse des tarifs intervenue en juillet 2015.

Pour rappel, le président ivoirien Alassane Ouattara avait pris la décision, le 1er mai dernier, d’annuler les hausses des factures d’électricité, suite à la grogne sociale qui couvait après une augmentation généralisée des factures qui allait jusqu’à 50% des montants habituels. Officiellement, il s’agissait d’une «mauvaise application de la hausse des tarifs» intervenue en juillet 2015, avait-t-il argumenté.Une décision réitérée ce vendredi dernier par le Premier ministre qui avait à nouveau sommé la CIE de communiquer sur les modalités de remboursement du «trop perçu».Dans sa note, l’entreprise annonce l’annulation de la hausse tarifaire de 5% intervenue en janvier 2016 et le remboursement du «trop perçu» de factures pour des périodes variant selon le type d’abonnement. Et les remboursements se feront sous la forme d’«avoirs positionnés sur les prochaines factures»Pour les abonnés «basse tension», les avoirs porteront sur le remboursement des «paiements effectués au-delà de 10% dus à l’effet tarif», de juillet 2015 à mars 2016, hormis les abonnés au "tarif social» qui ne sont pas concernés par «l’ajustement tarifaire».En ce qui concerne les abonnés «moyenne et haute tension», soit 5.000 clients industriels concernés, les remboursements portent sur les hausses tarifaires au-delà de 10% intervenues entre janvier et mars 2016, ainsi que sur les hausses liées à la modification des plages horaires de tarification de janvier 2016.La mise en œuvre de ces mesures prendra effet à compter du 23 mai prochain et ce sont au total «environ un million» d’abonnements qui sont concernés par ce «réajustement tarifaire».Le secteur électrique ivoirien, bien que privatisé, notamment avec la concession du service public à la CIE et la présence de producteurs indépendants d’électricité, reste sous le contrôle de l’Etat. C’est ce dernier qui a la charge de fixer les tarifs de sorte à garantir l’«équilibre financier du secteur» en tenant compte de la hausse des coûts de production.

Par Georges Moihet (Abidjan, correspondance)
Le 17/05/2016 à 10h20