Si ce blocage persiste, la compagnie affirme qu’elle pourrait être «contrainte de déclarer l’état de force majeure».
La fermeture «a provoqué une accumulation de pression dans l’oléoduc de transport de brut, entraînant une baisse conséquente de la production du champ d’al-Charara», a-t-elle expliqué.
La poursuite de la fermeture de cette vanne entraînerait «l’arrêt des opérations de production, de transport et d’exportation du champ d’al-Charara», ce qui «nuirait directement à l’économie nationale en réduisant les revenus de l’Etat, particulièrement dans un contexte de hausse des prix mondiaux du pétrole», a averti la NOC.
La compagnie a affirmé que la raffinerie de pétrole de Zawiya, à 45 km à l’ouest de Tripoli, risquait elle aussi d’interrompre ses activités, «ce qui entraînerait une augmentation du coût des importations de carburants depuis l’étranger».
Les perturbations de la production pétrolière sont récurrentes en Libye, où des groupes armés ou des mouvements de protestation recourent régulièrement aux blocages de champs, d’oléoducs et de terminaux pétroliers pour faire valoir leurs revendications.
Dotée des réserves de pétrole les plus abondantes d’Afrique, la Libye a plongé dans l’instabilité et le chaos après la chute et la mort de Mouammar Kadhafi en 2011.
