Après la domination des dépréciations des monnaies africaines vis-à-vis du dollar en 2022, 2023 et 2024, 2025 marque une rupture. Prises globalement, les monnaies du continent se sont bien comportées vis-à-vis du dollar américain, monnaie de référence dans la facturation des échanges commerciaux, des emprunts internationaux et des réserves de change des banques centrales.
Certaines monnaies du continent se sont même illustrées en enregistrant des performances exceptionnelles. C’est le cas particulièrement du cedi ghanéen qui a réalisé une appréciation de 41% vis-à-vis du billet vert en 2025. Le franc congolais, le dirham marocain, le franc CFA, le dinar tunisien… pour ne citer que quelques économies importantes,… se sont fortement appréciées par rapport au billet vert. D’ailleurs, parmi les économies significatives, seule une poignée ont véritablement enregistré des dépréciations notables vis-à-vis du dollar. Il s’agit du birr éthiopien (-21,40%), du dinar libyen (-10,22%) et du franc rwandais (-6,36%). Quelques autres monnaies ont affiché des contreperformances négligeables dont le shilling tanzanien (-1,48%), le franc guinéen (-2,18%) et le kwanza angolais (-0,66%).
Est-ce les monnaies africaines qui ont performé ou bien c’est le dollar qui a perdu de sa superbe en 2025? Le comportement des monnaies africaines vis-à-vis du dollar s’explique par une conjonction de facteurs avec une prédominance des facteurs «exogènes». D’abord, le recul du billet vert est la conséquence des politiques de l’administration Trump.
La politique tarifaire adoptée par le président américain suscite des incertitudes auprès des investisseurs et l’inquiétude des opérateurs économiques aussi bien américains qu’étrangers, entrainant une certaine rupture vis-à-vis du dollar en tant que valeur traditionnelle de refuge.
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Cette politique commerciale agressive a contribué fortement au recul du billet vert qui a perdu 4% durant le mois d’avril 2025 vis-à-vis de l’euro. Les marchés ont sanctionné cette politique qui favorise une croissance faible et une inflation plus élevée et persistante. Ensuite, il y a la politique monétaire de la Réserve Fédérale américaine qui semble suivre plus ou moins les «directives» de Trump en s’inscrivant sur une baisse de ses taux directeurs.
Les marchés intègrent désormais la poursuite d’un cycle de baisse des taux directeurs américains. Et le verdict de toutes ces politiques et l’attrait pour le dollar s’érode à mesure que l’écart de rendement avec l’Europe ou le Japon se réduit. Il s’agit d’un effet mécanique. Quand les rendements réels des actifs américaines baissent, cela incite les gestionnaires de fonds à redéployer leurs capitaux vers des régions où les banques centrales maintiennent ou durcissent leur politique monétaire.
Tous ces facteurs ont contribué à affaiblir le dollar. Ainsi, l’euro, la seconde plus importante devise mondiale, s’est apprécié de 13,10% vis-à-vis du billet vert américain en 2025.
Dans ces conditions, il est globalement plus juste de parler de l’affaiblissement du dollar que de l’appréciation de certaines monnaies africaines. Il n’en demeure pas moins que certaines monnaies du continent ont affiché des performances exceptionnelles par rapport au dollar influencées par divers facteurs.
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L’amélioration de la situation économique, la forte baisse de l’inflation dans de nombreux pays africains, les politiques monétaires, les bons comportements des cours des matières premières, notamment certaines ressources minières (or, argent, platine,…) et les politiques monétaires des banques centrales ont contribué à améliorer les réserves en devises de certains pays producteurs et exportateurs et impacté positivement les cours des monnaies de ces pays.
D’autres monnaies africaines se sont appréciées grâce à leur ancrage sur le dollar américain. C’est particulièrement le cas du franc CFA lié à l’euro par une parité fixe (1 euro=655,96 francs CFA). C’est aussi le cas des monnaies qui reposent sur des paniers de devises, tel que le dirham marocain qui repose sur un panier constitué à hauteur de 60% d’euro et qui bénéficie ainsi de la vigueur de la monnaie unique européenne par rapport au dollar.
Il faut souligner aussi que le comportement de certaines monnaies africaines résulte uniquement des politiques monétaires édictées par les banques centrales de ces pays dont l’objectif est de maintenir un taux de change relativement fixe vis-à-vis du dollar. C’est le cas de l’Érythrée qui fixe un taux de change officiel d’environ 15 nakfas pour 1 dollar. Ce taux est très déconnecté de la réalité économique du pays et créé un large écart entre le marché de change officiel (1 dollar = environ 15 nafkas) et le marché parallèle où 1 dollar s’échange entre 40 et 50 nafkas, à cause d’une forte demande du billet vert face à une offre faible de la devise américaine.
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C’est le cas également du dinar algérien qui s’est apprécié d’environ 4% à 129,57 dinars pour 1 dollar à fin 2025 alors qu’au niveau du marché parallèle, qui est le véritable baromètre du marché des changes en Algérie, il faut débourser 235,50 dinars pour obtenir 1 dollar, soit un gap de plus 105 dinars entre les taux de change des marchés officiel et parallèle.
En tout cas, la grande majorité des monnaies africaines s’est appréciée vis-à-vis du dollar. De cette situation peut résulter certes des avantages, mais aussi des inconvénients. En effet, l’appréciation forte de certaines monnaies se traduit par un renchérissement des exportations de ces pays, une baisse de compétitivité de certains secteurs vis-à-vis des pays relativement identique ayant des monnaies qui se sont appréciées moins ou qui se sont dépréciées,…
A l’opposé, cette appréciation réduit le coût en monnaie locale des importations libellées en dollar avec des effets positifs sur les balances commerciales dans un contexte marqué aussi par un net repli des cours du baril de pétrole (autour de 61 dollars/baril à fin 2025). De même, cette appréciation atténue l’inflation importée et a un impact positif sur le coût du remboursement de la dette libellée globalement en dollar.
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En clair, l’impact de ces appréciation/dépréciation dépendra pour beaucoup des structures économiques des différents pays. Ainsi, pour les grands exportateurs de matières premières (hydrocarbures, minerais et produits agricoles) facturés en dollars sont impactés par l’affaiblissement du billet vert qui engendre moins de recettes en devises.
Cedi du Ghana: 2e performance mondiale
Après les fortes instabilités de la monnaie ghanéenne au cours de ces dernières années, dans le sillage de la crise économique et financière que traversait le pays, le cedi ghanéen s’est fortement apprécié de 41% face au billet vert en 2025 pour s’échanger à 10,49 cedis pour 1 dollars. La monnaie ghanéenne enregistre la seconde plus importante performance au niveau mondial d’une monnaie face au dollar derrière le rouble russe sur un total de 144 monnaies. Il s’agit de la première hausse annuelle du cedi depuis 1994.
Au-delà des facteurs qui ont contribué à l’affaiblissement du dollar sur le marché international, la performance du cedi ghanéen s’explique par une conjonction de facteurs parmi lesquels l’amélioration des fondamentaux économiques avec le retour de la croissance, la baisse de l’inflation, la hausse des recettes d’exportations portées par l’or, l’amélioration sensible des réserves de change,…
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Premier producteur d’or africain, avec une production dépassant les 140 tonnes par an, le Ghana a tiré profit de la flambée du cours du métal et de la politique mise en place par le gouvernement pour mieux tirer profit de cette ressources naturelle. Le cours de l’or a clôturé au-dessus de 4350 l’once d’or, après avoir atteint un pic à 4549 dollars. Outre l’effet prix, le Ghana a renforcé ses achats de lingots d’or sur le marché local via GoldBod, un organisme public qui achète l’or issu de l’exploitation artisanale. Cette politique a permis à l’Etat d’exporter d’importantes quantités d’or, générant d’importantes recettes en devises.
Le cedi du Ghana s'est apprécié de 41% vis-à-vis du dollar en 2025. Conjoncture économique plus favorable, flambée du cours de l'or, réserves de change en hausse, inflation en baisse.... DR
Parallèlement, la Bank of Ghana a renforcé ses achats en lingots d’or qui ont augmenté de 8,05% à fin juin 2025 à 33 tonnes. Cela a contribué à renforcer les réserves de changes du pays qui ont augmenté de 24% à plus de 11,4 milliards de dirhams, à fin octobre 2025.
Outre l’effet des réserves de change, la monnaie ghanéenne a aussi bénéficié de l’effet du net recul de l’inflation tombée à 6,3% en novembre 2025, alors qu’elle avait dépassé 50% en 2022 et 23,8% en décembre 2024.
Enfin, cette performance s’explique aussi par la discipline budgétaire, les réformes économiques et la bonne gestion du marché des changes.
Franc congolais: le pari de la stabilité
Avec un cours de fin 2025 à 2181 pour 1 dollar, affichant une performance autour de 24%, le francs congolais affiche la seconde meilleure performance d’une monnaie africaine vis-à-vis du billet vert américain durant l’année écoulée.
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Cette situation s’explique par une conjonction de facteurs. Au-delà de la faiblesse relative du dollar en 2025, la monnaie congolaise s’est appréciée grâce aux actions entreprises par la banque centrale du Congo (BCC), sous le leadership de son nouveau gouverneur, André Wameso, qui a gagné le pari de la stabilité monétaire, grâce à une gestion rigoureuse de la liquidité en francs congolais, des interventions ciblées sur le marché de change, la coordination renforcée avec la politique budgétaire se traduisant par une réduction du financement monétaire du déficit,…
En plus, le franc congolais a bénéficié de la baisse de l’inflation à 2,3%, de la bonne tenue des cours des matières premières (or, cobalt, argent,…) qui ont renforcé les recettes d’exportation du pays,…
Naira du Nigeria: 1ere performance depuis 2012
A l’instar du cedi ghanéen, le naira nigérian aussi à performé vis-à-vis du dollar et ce pour la première fois depuis 2012. La monnaie nigériane a clôturé 2025 à 1429 nairas pour 1 dollar, enregistrant une appréciation annuelle de 7,4% vis-à-vis du billet vert américain, selon les données de la Central Bank of Nigeria (CBN). Une performance du naira qui casse treize ans de dépréciation de la monnaie nigériane par rapport à la devise américaine.
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Au-delà des explications liées au dollar américain, le naira a aussi bénéficié d’une conjoncture nationale plus favorable avec une croissance plus vigoureuse, une inflation en forte baisse (34,80% en décembre 2024 à 14,45% en novembre 2025, le plus bas depuis octobre 2020), une amélioration des réserves en devises, aux impacts des réformes entreprises par la banque centrale et qui ont permis de réduire l’écart entre les taux officiels et parallèles à moins de 5%, limitant les comportements spéculatifs. Pour 2026, les observateurs estiment que la stabilisation du naira dépendra de la capacité du Nigeria à contenir l’inflation qui reste encore élevée à 14,45% en novembre 2025.
Rand sud-africain: meilleure performance depuis 2009
Le rand sud-africain est la monnaie africaine ayant enregistré la seconde performance vis-à-vis du dollar derrière le cedi ghanéen. En terminant l’année à 16,56 rands pour 1 dollar, la monnaie sud-africaine a enregistré une remarquable performance de 13,45% vis-à-vis du dollar en 2025, soit presque sa meilleure performance depuis 2009. La dynamique de la monnaie sud-africaine s’explique par une conjonction de facteurs. Outre l’amélioration des fondamentaux économiques intérieurs et des perspectives d’inflation plus favorables (3,4%-3,6% à fin décembre 2025), le rand sud-africain a aussi bénéficié du puissant rallye des métaux précieux (or, platine, argent…) d’une politique monétaire crédible, une stabilité politique et une hausse des augmentations dans les infrastructures.
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Au-delà des conditions locales, la monnaie sud-africaine a bien évidemment profité d’un environnement mondial plus favorable avec un dollar plutôt affaibli par les politiques commerciales et monétaires des Etats-Unis
Dirham marocain: le plus stable du continent
Le dirham marocain repose sur un système de change basé sur un panier composé à 60% d’euro et 40% de dollar. Du coup, l’évolution des deux plus grandes devises du monde impacte sur la monnaie marocaine, qui est l’une des plus stables du continent. En 2025, la monnaie marocaine s’est fortement appréciée vis-à-vis du billet vert avec une performance autour de 11%, dans le sillage de la dépréciation du dollar vis-à-vis de l’euro. En clair, l’appréciation du dirham par rapport au dollar résulte fondamentalement de l’effet mécanique du taux de change entre les deux grandes devises. Toutefois, la politique monétaire, les performances économiques, la faiblesse de l’inflation, la hausse des réserves en devises ont contribué au raffermissement du dirham vis-à-vis du dollar américain, en plus du repli du billet résultant de l’affaiblissement de la monnaie américaine à cause des conséquences des politiques monétaires et commerciales américaines.
Franc CFA: une dynamique en trompe-l’œil
Les francs CFA s’est fortement apprécié vis-à-vis du dollar en 2025, en affichant une performance de 13,10%, terminant 2025 à 558,26 francs cfa pour 1 dollar, selon les données de la Banque centrale des États de l’Afrique de l’ouest (Bceao). Une performance identique à celle de l’euro vis-à-vis du billet vert américain qui s’explique par l’effet mécanique de l’arrimage du franc cfa à la monnaie unique européenne. En clair, la performance du franc CFA n’est pas le fruit d’une dynamique des économies des pays des deux zones franc CFA d’Afrique, l’Union économique et monétaire ouest-africain (Uemoa), regroupant 8 pays d’Afrique de l’Ouest (Sénégal, Côte d’Ivoire, Mali, Burkina Faso, Niger, Togo, Bénin et Guinée-Bissau), et de la Communauté économique et monétaire de l’Afrique centrale (Cemac), regroupant six pays de la région (Cameroun, Congo, Gabon, Guinée équatoriale, Centrafrique et Tchad).
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Cette appréciation tend à renchérir le coût des exportations de la région et les rend moins compétitive par rapport aux exportateurs des produits identiques, toutes choses étant égales par ailleurs, et rend les économies moins compétitives. Elle rend toutefois, le coût du service de la dette en monnaie locale moins important.
D’autres monnaies du continent se sont également appréciées en 2025 vis-à-vis du dollar dont le kwanza zambien (+20,30%), le loti du Lesotho (+12%), dinar tunisien (+9,60%), la livre égyptienne (+6,54%), le pula botswanais (+4,60%),…
Toutefois, toutes les monnaies n’ont pas surperformé vis-à-vis du dollar. Et si certaines sont restées plus ou moins stables, trois monnaies africaines se sont plus ou moins fortement dépréciées en 2025 par rapport au dollar dont le Birr éthiopien et le dinar libyen.
Birr éthiopien: la dégringolade se poursuit
Après la très forte dépréciation du birr éthiopien en 2024 (-127,52%), sous l’effet de la réforme du taux de change décidée en juillet 2024, la monnaie éthiopienne poursuit sa dégringolade vis-à-vis du billet vert américain en perdant plus de 17,63% de sa valeur en 2025. Ainsi, en l’espace d’un ami et demi, la monnaie éthiopienne a perdu plus de 150% de sa valeur.
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A l’origine de cette chute historique du birr il y a la réforme du 29 juillet 2024 par le gouvernement dans le cadre d’un programme plus large de mesures macroéconomiques, qui a modifié le régime de change en Éthiopie, faisant passer celui-ci d’un taux de change fixé par la Banque centrale à un taux déterminé par les marchés financiers.
Cette dépréciation inédite affecte lourdement l’économie éthiopienne. Cette chute du birr rend les exportations éthiopiennes, essentiellement des produits agricoles (café, oléagineux, légumineuses, fleurs, fruits et légumes, bétail…) très compétitives sur le marché international. Seulement, il s’agit essentiellement (77% des exportations) de produits sans valeur ajoutée.
Par contre, cette chute rend les importations (carburants, biens d’équipement, produits finis,…) plus coûteuses et le service de la dette plus lourd en ce sens qu’il faut de plus en plus de birr pour acquérir des dollars nécessaires pour payer les factures d’importation et les remboursement du service de la dette.
Pour 2026, le birr peut arrêter l’hémorragie en se renforçant grâce à l’exportation et à l’arrivée plus importante des investissements directs étrangers (IDE). En outre, la baisse significative de l’inflation et la stabilité politique devraient contribuer à l’appréciation du birr.
Dinar libyen: la plus forte dépréciation
Le dinar libyen a enregistré la seconde plus forte dépréciation des monnaies africaines vis-à-vis du dollar en se délestant de -9,24% passant de 4,91 dinars pour 1 dollar à 5,41dinars pour le même dollar. Cette situation s’explique par la décision des autorités monétaires de dévaluer le dinar libyen dans le but de réduire le différentiel des taux de change entre le marché officiel et le marché parallèle (le taux de change au niveau du marché parallèle était de 7,20 dinars pour 1 dollar lors de la dévaluation). Ainsi, le 6 avril 2026, les autorités ont décidé la première dévaluation officielle depuis 2020 dans le but de contrer les distorsions sur le marché national d’échange des devises étrangères.
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Cette situation résulte surtout du chaos qui prévaut dans le pays et qui se traduit depuis une quinzaine d’année par la partition du pays entre deux gouvernements parallèles: un gouvernement de l’Ouest reconnu par l’ONU basé à Tripoli et dirigé par Abdel Hamid Dbeibah, l’autre ancré dans l’Est contrôlé par maréchal Khalifa Haftar. Cette dévaluation du dinar contribue à détériorer le pouvoir d’achat des citoyens libyens.
Évolutions des cours de changes de quelques monnaies africaines vis-à-vis du dollar américain
| Pays ou Zones monétaires | Monnaies | Cours de change au 31 décembre 2025 (pour 1 dollar) | Variations fin 2025/fin 2024 |
|---|---|---|---|
| Ghana | Cedi | 10,49 | +41% |
| RD Congo | Franc congolais | 2181 | +24% |
| Maroc | Dirham | 9,13 | +11% |
| Zones CFA | Franc CFA | 559,20 | +13,10% |
| Zambie | Kwacha zambien | 22,25 | +20,30% |
| Egypte | Livre égyptienne | 47,71 | +6,20% |
| Afrique du Sud | Rand | 16,57 | +12% |
| Ethiopie | Birr | 155 | -17,63% |
| Libye | Dinar | 5,39 | -9,24% |
Pour ce qui est des perspectives, si les tensions internationales persistent et la Réserve Fédérale américaine maintient l’assouplissement de sa politique monétaire, cela tendra contribuera à entretenir la glissade du billet vert américain en 2026. Aux Etats-Unis, les scénarios dominants tablent sur un repli supplémentaire de 3% à 5% sur les principaux indices dollar au titre de l’année en cours.














