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Mali: Paris pour une "transition rapide"

Mise à jour le 30/08/2020 à 11h16 Publié le 30/08/2020 à 10h21 Par Le360 Afrique - Afp

#Politique
Junte militaire malienne

Le colonel Assimi Goïta (au centre), président du Comité national pour le salut du peuple (CNSP).

© Copyright : DR

#Mali : La France a appelé dimanche la junte militaire à organiser "rapidement" une transition vers un pouvoir civil au Mali, après le coup d'Etat du 18 août, l'avertissant que cela profiterait sinon aux "terroristes" qui sévissent dans le pays.

"Il faut que cette transition se fasse rapidement (...) car si cela ne se faisait pas, alors le risque c'est que tout cela profite d'abord aux terroristes", a déclaré la ministre des Armées Florence Parly dans l'émission "Le Grand Rendez-vous" de la radio Europe 1, la chaîne CNews et du quotidien Les Echos, alors que la France est activement engagée dans la lutte antijihadiste dans le Sahel.
 
"Si cela ne se faisait pas, alors le risque c'est que tout cela profite d'abord aux terroristes, parce que les terroristes se nourissent de la faiblesse des Etats et l'Etat malien est faible, très faible en ce moment", a-t-elle ajouté.
 
"Par ailleurs, la communauté internationale qui s'est engagée au côté du Sahel, et du Mali en particulier, pourrait s'interroger et se poser des questions", a-t-elle également mis en garde.


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Outre la force française Barkhane (plus de 5.000 hommes) et la force onusinienne de la Minusma (environ 13.000 Casques bleus), plusieurs pays européens se sont engagés au Sahel, que ce soit pour du soutien logistique ou en participant à la force Takuba (groupement de forces spéciales européennes destiné à accompagner les militaires maliens).
 
La France, qui s'évertue depuis des mois à convaincre l'Europe de lui prêter main forte au Sahel, s'inquiète ainsi de voir cette mobilisation retomber faute de retour à l'ordre constitutionnel au Mali.
 
Les militaires qui ont pris les rênes du Mali ont reporté la première réunion de concertation prévue samedi avec les organisations politiques et civiles sur un futur transfert des pouvoirs.


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Le mouvement dit du 5-Juin, coalition de chefs religieux, de membres de l'opposition et de la société civile qui avait mené la contestation contre le président Ibrahim Boubacar Keïta jusqu'au coup d'Etat, accuse désormais les militaires de chercher à "confisquer" le changement.
 
Les pays ouest-africains voisins, qui réclament le retour à l'ordre civil sous 12 mois, ont aussi décidé vendredi, faute d'avancée dans ce domaine, de maintenir la fermeture des frontières et l'embargo sur les échanges financiers et commerciaux avec le Mali.
Le 30/08/2020 Par Le360 Afrique - Afp