Les ressortissants zimbabwéens arrivent en tête avec 12.407 expulsions, suivis des Malawiens (10.725), des Mozambicains (9.548) et des Lesothans (4.435). Ces quatre nationalités représentent à elles seules 37.115 des expulsions recensées par le ministère.
M. Schreiber a précisé, devant le Parlement, que ces chiffres ne couvrent que les personnes détenues et expulsées par le ministère de l’Intérieur et n’incluent pas les arrestations effectuées par d’autres services chargés de l’application de la loi.
Ils ne prennent pas non plus en compte les «grands nombres» de personnes traitées par le ministère en vue de leur rapatriement.
Les opérations de rapatriement ont été intensifiées à partir de juin, dans un contexte de hausse du nombre d’étrangers en situation irrégulière sollicitant une assistance dans des sites temporaires, notamment à Durban.
Entre le 14 juin et le 20 août, environ 86.596 personnes ont ainsi été traitées dans le cadre d’opérations coordonnées de contrôle et de rapatriement.Le centre temporaire de traitement des rapatriements de Musina, dans la province du Limpopo (nord du pays), a pris en charge 48.948 personnes avant sa fermeture en août.
Sur les 463,9 millions de rands dépensés, 122,68 millions ont été consacrés à la détention et 341,22 millions au rapatriement entre juin et août.
Le principal poste de dépenses concerne la mise à disposition de bus, pour 232,83 millions de rands, tandis que 48 millions ont été consacrés à la création et au fonctionnement du centre de Musina.
Le gouvernement sud-africain prend en charge les coûts de rapatriement. Pretoria coopère avec les pays concernés pour identifier, documenter et retourner leurs ressortissants, mais cette coopération ne garantit pas le remboursement des frais engagés par l’Afrique du Sud.
