Burkina Faso: pas d’élections sans un minimum de sécurité, affirme le président de la Transition

Le président de transition, Ibrahim Traoré, et les membres de son gouvernement.
Le 02/02/2024 à 16h47

Le Président de la Transition au Burkina Faso, Ibrahim Traoré, a réaffirmé la nécessité de garantir un minimum de sécurité dans son pays, avant d’envisager l’organisation d’élections.

Pour le Capitaine Ibrahim Traoré, cité par l’Agence d’information du Burkina (AIB), le contrôle du territoire national est une condition sine qua non pour l’organisation des élections.

«Il faut qu’il y ait un minimum de sécurité pour que s’il y a une campagne que les gens puissent aller partout au Burkina expliquer leurs idées au peuple burkinabé et le peuple va choisir parce qu’il n’est plus question d’aller distribuer des billets», a affirmé le président Traoré.

Parlant de la question des fraudes électorales, il a souligné qu’il envisage des réformes du code électoral avant toute élection. «Si vous pensez pouvoir gouverner le pays, vous expliquez votre programme politique, vous dites ce que vous allez faire. Peut-être qu’au bout d’un temps, le peuple va vous évaluer et dire si vous devez continuer votre mandat ou pas», a affirmé M. Traoré.

Il a réaffirmé la nécessité de faire des reformes du code électoral pour mettre fin à «ces pratiques de la classe politique».

Pour le Président de la Transition, tout sera mis en œuvre pour qu’il n’y ait plus d’achat des consciences. «Si on vous prend dans (les achats de consciences) vous serez disqualifiés des élections», a réaffirmé le Président Ibrahim Traoré.

Par Le360 Afrique (avec MAP)
Le 02/02/2024 à 16h47