Lancée fin mars dernier au Niger, la nouvelle pièce d’identité sera désormais utilisée par tous les citoyens des trois pays de l’Alliance des États du Sahel.
«Si chaque citoyen dispose de cette carte, ça permettrait à l’État d’avoir une base de données sur les citoyens et de savoir aussi qui fait quoi et de permettre de réduire aussi les falsifications des pièces, contrairement à l’ancienne carte qui peut être contrefaite facilement», explique Adamou Oumarou, acteur de la société civile.
«Je pense que cette carte biométrique va nous aider à planifier les projets de développement sur le plan socio-économique», ajoute Djibril Cissé, acteur de la société civile.
Selon plusieurs experts, ce nouveau document pourrait également jouer un rôle déterminant dans la dynamique de lutte contre l’insécurité à travers les pays de l’AES.
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«Ces dernières années, les groupes armés ont adopté une stratégie d’infiltration suivie d’attaques dans des grandes villes. À travers la carte biométrique AES, il sera très facile pour nos Forces de Défense et de Sécurité du Burkina Faso, du Mali et du Niger, d’identifier chacun des citoyens présents sur le territoire confédéral, mais également de prendre des dispositions pour identifier toute forme de menace immédiate», explique Abdoulaye Djams, experts politique.
«La carte biométrique est un fichier renvoie automatiquement à l’identité d’une personne. Les autorités pourront connaître avec précision le porteur d’une telle carte», ajoute Moussa Hamidou, analyste politique.
Dans un contexte régional marqué par de multiples défis sécuritaires, la carte biométrique de l’AES pourrait alors devenir bien plus qu’un simple justificatif d’identité, mais le symbole d’un Sahel qui reprend le contrôle de son destin.
