«Je ferai acte de candidature à l’élection présidentielle», a-t-il déclaré devant une foule de plusieurs milliers de personnes rassemblées lors d’un déplacement à Ignié (sud), selon le communiqué de son équipe transmis à l’AFP.
Le mouvement présidentiel (Parti congolais du travail, PCT) avait désigné fin décembre en congrès M. Sassou comme «candidat naturel du parti». Le PTC est la principale formation politique de la majorité.
L’élection, initialement prévue le 22 mars, se tiendra finalement le 15 mars. Le vote des forces de l’ordre aura lieu quelques jours avant la date officielle du scrutin, afin que ceux-ci puissent garantir l’ordre public le jour du vote.
Denis Sassou Nguesso a dirigé le Congo-Brazzaville, petit pays d’Afrique centrale riche en pétrole, sous le régime du parti unique de 1979 à 1992, avant d’être battu lors des premières élections pluralistes par Pascal Lissouba.
Il est revenu au pouvoir en 1997 à la faveur d’une guerre civile, puis a été élu en 2002 et réélu en 2009. En 2015, il fait modifier la Constitution pour supprimer la limitation à deux mandats présidentiels et se fait réélire en 2016.
En avril 2023, trois formations d’opposition, sans représentation parlementaire, ont lancé une «Alliance pour l’alternance démocratique en 2026».
Cette plateforme regroupe notamment le Rassemblement pour la démocratie et le développement de l’ancien président Jacques Joachim Yhomby Opango, décédé en 2020, ainsi que le Mouvement des républicains et le Parti du peuple.
