A ce stade, les forces fédérales éthiopiennes ne sont pas entrées dans Mekele, a-t-il précisé, mais «les dirigeants et les troupes du TPLF quittent la ville».
Le TPLF (Front de libération du Peuple du Tigré), formation politique ayant dirigé l’Ethiopie durant près de trois décennies jusqu’en 2018, gouverne de fait l’Etat du Tigré. Il en a chassé en avril l’administration nommée par le gouvernement fédéral, défiant ouvertement l’autorité du Premier ministre Abiy Ahmed.
A Mekele, les membres du personnel de sécurité ont disparu des bâtiments officiels et des postes de police, et des membres des forces des autorités rebelles «sont vus quittant la ville, avec leurs armes, à bords de véhicules», a décrit le journaliste local dans un message à l’AFP.
Vendredi soir, une milice tigréenne alliée au gouvernement fédéral a affirmé avoir pris le contrôle de l’aéroport de Mekele, situé à une dizaine de kilomètres de la ville. Cette assertion n’a pu être vérifiée de façon indépendante.
Les réseaux de télécommunications sont extrêmement perturbés au Tigré depuis la reprise des hostilités dans le nord éthiopien.
Les forces fédérales éthiopiennes ont avancé rapidement ces derniers jours en direction de Mekele.
Lundi, elles sont entrées dans le sud du Tigré. Jeudi, elles se sont emparées de la localité de Maychew, à une centaine de km au sud de Mekele, selon la milice tigréenne alliée du gouvernement fédéral.
Et à l’est du Tigré, elles ont récupéré ces derniers jours tous les territoires initialement conquis par le TPLF dans l’Etat voisin de l’Afar.
