Guinée: le colonel Doumbouya, chef de la junte, élevé au rang de général de corps d’armée

mamadi Doumbouya élevé au grade de Général de corps d’armée.
Le 24/01/2024 à 12h29

Le chef de la junte guinéenne, le colonel Mamadi Doumbouya, est élevé au rang de général, indiquent ses services sur les réseaux sociaux.

Le colonel Doumbouya, 43 ans, a pris le pouvoir par la force le 5 septembre 2021 en renversant le président Alpha Condé, qui l’avait placé en 2018 à la tête du Groupement des forces spéciales, un ensemble d’unités d’élite censé aussi prémunir le chef de l’Etat contre de tels coups de force.

Il est l’un des officiers qui se sont emparés du pouvoir en Afrique de l’ouest depuis 2020, après le Mali et avant le Burkina Faso et le Niger.

Il s’est fait investir président pour une période dite de transition au cours de laquelle la junte dit vouloir mener de grandes réformes à la tête de ce pays pauvre malgré ses ressources naturelles considérables, et dirigé pendant des décennies par des régimes autoritaires ou dictatoriaux.

Le colonel Doumbouya a reçu mardi les commandants de toutes les unités du pays, soit «plus de 450 membres des forces de sécurité», dit la présidence sur les réseaux sociaux.

«L’ensemble des Forces de défense et de sécurité ont exprimé leur volonté de voir le chef de l’Etat élevé à la dignité de général de corps d’armée», dit-elle. Il a d’abord décliné «dans son humilité habituelle», puis «a finalement accepté», selon elle.

La présidence parle de promotion «à titre exceptionnel».

Général de corps d’armée, Doumbouya saute ainsi les étapes de général de brigade et de général de division.

Le chef de la junte a par ailleurs annoncé quitter le commandement du Groupement des forces spéciales qu’il a mis sur pied, et sera remplacé par son adjoint, le lieutenant-colonel Mouctar Kaba, dit la présidence.

La junte s’est engagée sous la pression internationale à remettre le pouvoir à des civils élus dans un délai de deux ans à partir de janvier 2023. L’opposition l’accuse de dérive autoritaire et parle de «dictature naissante».

Par Le360 Afrique (avec AFP)
Le 24/01/2024 à 12h29