La cérémonie se tiendra au stade Lansana-Conté, en banlieue de Conakry, indique la présidence guinéenne dans une publication sur son compte Facebook.
Le général Doumbouya a été élu pour un mandat de sept ans lors du scrutin du 28 décembre, avec un score fleuve de 86,72% des voix, face à des adversaires sans envergure.
Ce putschiste, qui dirige d’une main de fer la Guinée depuis un coup d’Etat en 2021, a remporté sans faire campagne une élection taillée sur mesure pour lui.
Ses apparitions publiques sont très rares et le chef de l’Etat ne s’est exprimé que dans des vidéos préenregistrées ces dernières semaines.
Les ténors de l’opposition en exil avaient été écartés du scrutin, dans un contexte de rétrécissement des libertés dans ce pays.
A l’approche de la présidentielle, les treillis camouflage et le béret rouge habituels de Mamadi Doumbouya avaient laissé place à des tenues civiles lors de ses très rares apparitions publiques, toujours entouré de ses hommes du Groupement des forces spéciales dont il est issu.
En septembre 2021, c’est à la tête de ces forces que le colonel Mamadi Doumbouya avait pris d’assaut le palais présidentiel et renversé le président élu Alpha Condé.
Il avait alors promis que ni lui ni aucun membre de la junte ne se présenterait à une élection à la fin d’une période de transition.
Candidat indépendant à la présidentielle, le général Doumbouya était soutenu par un mouvement qui porte ses initiales, GMD: Génération pour la Modernité et le Développement.
Les Etats-Unis, la France ou encore la Chine ont félicité M. Doumbouya pour sa victoire.
Depuis le début du règne de la junte, une chape de plomb s’est abattue sur la Guinée.
Plusieurs partis politiques ont été suspendus, les manifestations - interdites depuis 2022 - sont réprimées et de nombreux dirigeants de l’opposition et de la société civile ont été arrêtés, condamnés ou poussés à l’exil.



