Le chef sortant de la DA, John Steenhuisen, a annoncé qu’il ne se représenterait pas, lors du congrès d’avril, à la tête de ce parti de centre-droit, opposant historique de l’ANC mais devenu son allié dans la coalition au pouvoir depuis les élections 2024.
«C’est avec une certaine fierté et beaucoup d’enthousiasme que j’annonce aujourd’hui ma candidature à la tête de l’Alliance démocratique», a lancé lors d’un meeting dans sa ville, Geordin Hill-Lewis, âgé de 39 ans et maire depuis 2021.
Lors de ce lancement de campagne, il a défendu son bilan à la tête de la métropole: «Sous ma direction, on montrera, comme on l’a fait ici au Cap, que la DA gouverne bien et gouverne pour tout le monde.»
A l’échelon national, la DA pâtit d’une image de formation politique liée à la minorité blanche. Lors des élections de 2024, le parti n’a pas tiré profit (22% des voix) du désamour affiché envers l’ANC, passé pour la première fois sous la majorité absolue, avec 40% des suffrages.
«On doit combler le fossé entre nous et les millions de Sud-Africains qui n’ont jamais voté pour nous. Beaucoup de gens savent que la DA gouverne mieux que tout autre parti, mais pourtant ils ne votent pas pour nous», a constaté «GHL».
«On doit être honnêtes sur les raisons. Trop souvent, les gens nous perçoivent comme distants. Ils ressentent une certaine déconnexion», a-t-il ajouté.
La prochaine échéance électorale attendue en Afrique du Sud sont les élections locales devant se tenir en fin d’année ou début 2027: la DA espère y ravir des métropoles, dont celle de Johannesburg.
