Avec ses 23 sièges, l’Action démocratique indépendante (ADI), le parti du président réélu Carlos Vila Nova, arrive à la seconde place.
Le MLSTP, issu de l’ancien parti unique qui a dirigé Sao Tomé-et-Principe avant l’introduction du multipartisme en 1990, fait partie des deux principales formations politiques de l’archipel.
Sept formations se disputaient les 55 sièges de l’Assemblée nationale dimanche lors d’un triple scrutin municipal, régional et législatif, qui constituait le rendez-vous politique le plus important du pays.
Dans ce régime parlementaire, considéré comme un modèle démocratique en Afrique, le gouvernement n’est pas élu directement mais est formé par le président à l’issue des élections législatives et doit obtenir la confiance du Parlement.
Avec 24 sièges, le MLSTP ne dispose toutefois pas de la majorité absolue, fixée à 28 sièges. La formation devra donc obtenir le soutien d’autres élus pour disposer d’une majorité parlementaire.
Deux autres formations se partagent les huit sièges restants: six sièges pour le Mouvement des citoyens indépendants – Parti socialiste/Parti de l’unité nationale (MCI-PS/PUN) et deux sièges au mouvement Basta, selon les résultats provisoires de la CEN.
Domingos Monteiro, dirigeant du MCI-PS/PUN, considéré comme l’une des figures clés de la formation du prochain gouvernement, s’est dit «ouvert au dialogue» avec les deux partis, et prêt à soutenir celui qui s’engagerait à améliorer les conditions de vie de la population.
La configuration politique actuelle conférant à son parti le rôle de «faiseur de rois», pour déterminer la pérennité du prochain gouvernement, a-t-il fait valoir devant la presse.
Le prochain gouvernement devra notamment répondre aux difficultés économiques et sociales de l’archipel, marqué par le manque d’emplois et l’exode d’une partie importante de sa jeunesse.
Selon la Banque mondiale, au moins 18% des Santoméens vivaient à l’étranger en 2025, soit près de 40.000 personnes, principalement au Portugal, en Angola et au Gabon. Les infrastructures, l’accès à l’eau et à l’électricité, ainsi que les services publics sont également au cœur des préoccupations des électeurs.
Le scrutin intervient deux mois après l’élection présidentielle, remportée en juillet par Carlos Vila Nova.
