Sénégal: un vote du Parlement alimente les spéculations sur la présidentielle

Karim Wade, fils de l'ancien président sénégalais Abdoulaye Wade. 
Karim Wade, fils de l'ancien président sénégalais Abdoulaye Wade.  . DR
Le 01/02/2024 à 11h27

L’Assemblée nationale sénégalaise a approuvé mercredi lors de débats tendus la création d’une commission d’enquête visant le Conseil constitutionnel, alimentant les spéculations sur une volonté de report de la présidentielle du 25 février.

Le débat retransmis sur les réseaux sociaux a donné lieu à des empoignades entre députés.

La création de la commission a été approuvée par 120 voix pour, 24 contre, aucune abstention. Un grand nombre des membres de l’actuel camp présidentiel ont soutenu cette création.

Ce soutien, attendu avant le vote, a semé le trouble. Des adversaires du président sortant Macky Sall soupçonnent un plan pour repousser la présidentielle parce que le pouvoir craindrait de la perdre.

Le Conseil constitutionnel est un organe essentiel du processus électoral.

La demande de création de cette commission a été initiée par la coalition de Karim Wade, personnalité disqualifiée par le Conseil constitutionnel. La coalition met en cause l’intégrité de deux membres du Conseil.

M. Wade, fils et ministre de l’ex-président Abdoulaye Wade (2000-2012), s’est dans un message sur X félicité d’une «première victoire».

«C’est une avancée majeure pour prévenir le chaos et sauvegarder la démocratie au Sénégal. Notre prochaine lutte est le report de cette élection présidentielle, qui s’apparente à un simulacre», a-t-il écrit.

M. Wade avait été empêché par une condamnation de concourir à la présidentielle de 2019, remportée par Macky Sall. Il a été condamné en 2015 à six ans de prison ferme pour enrichissement illicite. Détenu pendant plus de trois ans, il a été gracié en 2016 par Macky Sall, et vit depuis en exil, le Qatar étant communément cité comme un de ses lieux de résidence.

Par Le360 Afrique (avec AFP)
Le 01/02/2024 à 11h27