Agé de 82 ans, M. Béchir a récemment subi une dégradation de son état de santé et a été transféré d’un hôpital de Merowe, dans le nord du pays, à l’hôpital militaire spécialisé Aliaa à Omdourman, à proximité de la capitale Khartoum, d’après son avocat, Mohamed El-Hassan El-Amin.
Son état de santé nécessite d’effectuer «des tests médicaux et de l’imagerie cardiaque, qui ne sont pas accessibles actuellement dans les hôpitaux soudanais», a-t-il ajouté.
«Nous ne visons pas un pays en particulier, il peut aller dans tout pays en capacité de proposer cette prise en charge», a assuré l’avocat.
Dans un communiqué publié mercredi, la famille de l’ex-autocrate assure que son état de santé s’est dégradé au point qu’une prise en charge à l’étranger est devenue «urgente», sans donner davantage de détails médicaux.
Omar el-Béchir s’était emparé du pouvoir en 1989, avant d’être renversé à son tour en 2019 par l’armée après des manifestations de la population.
Il aura exercé le pouvoir pendant trente ans, en s’alliant ou en rompant avec les islamistes de Hassan Turabi avant d’être à son tour renversé par un coup d’Etat en 2019.
Il est sous le coup d’un mandat d’arrêt international émis par la Cour pénale internationale en 2010, accusé de génocide, de crimes contre l’humanité et de crimes de guerre dans le conflit sanglant qui a éclaté au Darfour en 2003 opposant les milices pro-Béchir à des groupes rebelles issus de minorités africaines qui dénonçaient des discriminations.
L’actuelle guerre au Soudan oppose depuis avril 2023 l’armée soudanaise, dirigée par Abdel Fattah al-Burhane, aux Forces de soutien rapide (FSR), des paramilitaires commandés par Mohammed Hamdane Daglo.
