Politique

Troisième mandat: Tiken Jah Fakoly promet de barrer la route à Macky Sall, Condé et Ouattara

Le Sénégal, la Côte d’ivoire et la Guinée sont guettés par les mêmes démons, ceux de la tentation d'un troisième mandat pour les présidents en exercice. Un abus que l’artiste ivoirien Tiken Jah Fakoly promet de contrer si cette volonté affichée par certains venait à être officialisée.

Par Moustapha Cissé (Dakar, correspondance)
Le 31/12/2019 à 15h24, mis à jour le 31/12/2019 à 15h27
Tiken Jah Fakoly
Tiken Jah Fakoly | DR

La dimension de l’artiste ivoirien est panafricaine. Tiken Jah Fakoly, connu pour ses positions politiques courageuses, s’est prononcé ce weekend sur l’actualité politique au Sénégal, dominée en grande partie, par la volonté soupçonnée du président Macky Sall de briguer un troisième mandat.

Là-dessus, le chanteur aux tresses, d’un ton ferme, s’engage à combattre l’actuel chef de l’Etat sénégalais s’il se positionnait pour briguer un troisième mandat: "Nous allons nous battre contre les présidents qui ont décidé de faire un 3e mandat. Nous allons venir au Sénégal pour barrer la route à Macky Sall, s’il se représente pour un 3e mandat".

Cette déclaration de Tiken Jah Fakoly sur la RFM (une radio privée) est jugée courageuse par la presse locale qui l’a reprise ce lundi. Il faut dire qu’elle intervient dans un contexte politique tendu, où les responsables du régime évitent de se prononcer sur le sujet. Certains d’entre eux qui s’y sont aventurés ont été sanctionnés.

"Tiken Jah Fakoly ravit la vedette a Youssou Ndour", pouvait-on écouter a la radio Zik Fm qui fait allusion au mutisme du chanteur sénégalais, qui pourtant avait été très critique face à la volonté de l’ancien président sénégalais Abdoulaye Wade de briguer un troisième mandat en 2012.

Le chanteur ivoirien, qui s’est aussi prononcé sur l’actualité dans son pays et en Guinée, estime que "dans un État normal, Bédié, Ouattara et Gbagbo ne doivent plus diriger. Ils ont fait leur temps. Ce sont des dirigeants qui appartiennent au passé. Ils ne doivent plus se représenter à une élection présidentielle. L’artiste montre ainsi son opposition à toute volonté de troisième mandat et estime que cela freine l’émergence d’une nouvelle génération de dirigeants.

Par Moustapha Cissé (Dakar, correspondance)
Le 31/12/2019 à 15h24, mis à jour le 31/12/2019 à 15h27