Politique

Vidéo. Sénégal: il y a 77 ans, la France massacrait les tirailleurs au camp de Thiaroye

VidéoIl y a 77 ans, au tristement célèbre camp de Thiaroye dans la banlieue dakaroise, des tirailleurs sénégalais ayant combattu pour la France lors de la seconde guerre mondiale ont été massacrés par cette même puissance coloniale. Ils avaient eu le tort de réclamer leur solde de démobilisation.

Par Moustapha Cissé (Dakar, correspondance)
Le 06/12/2021 à 09h57
Sénégal: massacre du camp de thiaroye par la France
Le360/ Moustapha Cissé

Au Sénégal, les tirailleurs morts pour la France ne sont pas oubliés. Une journée leur est dédiée. En ce 5 décembre 2021, les autorités sénégalaises parmi lesquelles le ministre des Forces armées, Sidiki Kaba, ont fait le déplacement à Thiaroye où reposent, dans une fosse commune et dans l'anonymat absolu, les victimes de la barbarie coloniale. Ce lieu est célèbre pour le massacre du 1er décembre 1944, immortalisé dans un film du grand réalisateur Sembène Ousmane. 

Célébrés mais pas assez, les tirailleurs sénégalais mériteraient plus qu’une journée, selon leurs descendants. Leur histoire devrait être enseignée à l’école et leur noms donnés à des rues et quartiers, comme le deande leurs familles respectives depuis plusieurs décennies.

Aujourd’hui au Sénégal, ils sont nombreux a entendre parler des tirailleurs, sans véritablement connaitre leur histoire. Une riche histoire pas totalement racontée par la France qui s’était pourtant beaucoup appuyée sur ces braves africains durant les deux guerres mondiales contre l’Allemagne.

Les plus petits qui saluent l’idée du musée mémorial, ne cachent pas leur enthousiasme.

Aujourd’hui, 77 ans après, le massacre du camp de Thiaroye est encore dans toutes les mémoires. C’était le 1er décembre 1944. Ce jour des tirailleurs sénégalais sont tués dans le camp militaire de Thiaroye, à proximité de Dakar au Sénégal, sur ordre du haut commandement français. Tout ce qu’ils demandaient c’était le paiement de leurs pécules. Mais, les autorités coloniales craignant que leurs revendications ne fassent tâche d'huile ont préféré les éliminer au lieu de les laisser rentrer dans leurs localités respectives. 

Par Moustapha Cissé (Dakar, correspondance)
Le 06/12/2021 à 09h57