À Conakry, la mémorisation du Saint Coran célébrée à l’occasion de la 44ᵉ édition du concours national

44ᵉ édition du concours national de mémorisation du Saint Coran

Le 01/03/2026 à 16h55

VidéoAu cœur de Conakry, la grande salle de la Mosquée Fayçal a abrité la 44ᵉ édition du Concours national de récitation du Saint Coran, un rendez-vous devenu au fil des années un symbole de la promotion de la mémorisation du Livre saint en Guinée.

Dans ce lieu emblématique, au sein de la grande salle de la Mosquée Fayçal de Conakry, les candidats au concours de récitation du saint coran défilent avec humilité et détermination. Chaque jour, il y a un minimum de 14 passages, un exercice qui demande endurance, précision et maîtrise parfaite du texte sacré.

Pour les organisateurs, l’objectif dépasse la compétition: il s’agit avant tout de transmettre l’amour du Coran aux jeunes générations.

Membre du jury, Mohamed Aboubakry Diallo insiste sur cette volonté d’ouverture. «Il y a plusieurs catégories enregistrées dans ce concours. Il y a ceux mémorisent tout le saint coran agé de 12 ou plus. Il y a ceux aussi qui mémorisent la moitié du saint coran. Il y a aussi les candidats à mobilité réduite pour inciter notamment les aveugles à oser aller vers la mémorisation du saint coran. Il y aussi ceux qui interprètent le saint coran dans nos différentes langues locales».

Dans les rangs des participants, les parcours sont souvent empreints de sacrifices. Ibrahima Sory Diallo, venu de Labé et choisi pour représenter sa région, raconte une année entière consacrée à la préparation.

«J’ai commencé à préparer ce concours il y a de cela un an. C’est cette année que j’ai eu mon bac. Je suis passé à l’Université. J’ai alors décidé de profiter de cette année pour voir si je peux remporter ce concours. Depuis le début de l’année, je me préparerais, je révisais. Je suis dans une école coranique qui appartient à mon père. Toute l’année j’ai essayé réciter et mémoriser. Aujourd’hui, on a passé le concours. On attend les résultats».

Mais derrière l’émotion, la rigueur reste la règle. «Dans le premier groupe par exemple spécialisé mémorisation du saint coran, ils répondent à trois questions. Et chaque réponse nécessite au moins une réponse équivalente à deux pages. Ce qui fait un total de 6 pages», explique le jury.

Au-delà des résultats, l’esprit du concours réside dans cette dynamique collective qui valorise la mémorisation comme voie d’excellence spirituelle et sociale.

Par Mamadou Mouctar Souaré (Conakry, correspondance)
Le 01/03/2026 à 16h55