Burkina Faso: Balkissa Sankara à 100% pour le 0% déchets

Balkissa Sankara, fondatrice de Sanki Déco, à l'œuvre.

Le 15/02/2025 à 16h53

VidéoBalkissa Sankara redonne vie à des objets jetables dans la ville de Ouagadougou. Avec sa jeune entreprise, elle crée de la décoration intérieure en transformant des objets recyclés en chaises, tables et divers autres objets de décoration afin de lutter contre la pollution de l’environnement dans la ville.

Soucieuse de la préservation de l’environnement depuis toute petite, Balkissa Sankara n’a pas pu résister à l’idée d’utiliser des pneus usés, des bouteilles ayant déjà servi usées, de vieux tissus du fil de cassettes et des cauris, pour les transformer en objets utilitaires.

«J’ai constaté qu’il y a beaucoup de déchets plastiques dans la ville de Ouagadougou et j’ai alors décidé de les transformer en des objets et réutilisables tels que, les chaises, les tables, les pots pour la culture hors-sol, les poubelles, les décorations murales, et bien d’autres choses», explique Balkissa Sankara.

Sanki Déco, sa jeune entreprise qui existe depuis quelques années, a tardé à fleurir malgré ses belles créations. Mais Balkissa Sankara est bien déterminée à faire comprendre son art aux Burkinabè. «Les Burkinabè sont réticents face à mes créations parce qu’ils ne savent pas la valeur de ce que je fais, mais j’ose espérer qu’il y aura un changement et qu’ils s’intéressent plus à mon art», affirme-t-elle.

Éliane, proche et cliente de Balkissa, parle du caractère de la jeune transformatrice. Elle la qualifie de «femme battante» et n’hésite pas à l’encourager. «C’est très beau, ça sort de l’ordinaire et cédé à petits prix qui sont à la portée de tout le monde. Ce qui m’a motivée, c’est le fait qu’elle utilise des objets jetables pour faire des objets réutilisables», déclare-t-elle.

Barkissa Sankara est assistante en Ressources humaines de formation. Elle nourrit l’idée d’avoir un cadre plus approprié pour inventer de plus belles choses au bonheur de sa clientèle.

Par Jean Paul Windpanga Ouédraogo (Ouagadougou, correspondance)
Le 15/02/2025 à 16h53