Mali: ouverture de cabinets privés d’ophtalmologie au grand bonheur des citoyens

Une consultation ophtalmologique.

Le 14/02/2024 à 10h39

VidéoAprès la libéralisation de cette spécialité médicale mettant fin au monopole de l’Institut d’ophtalmologie tropicale d’Afrique (IOTA) plusieurs cabinets privés d’ophtalmologie ont ouvert. Une aubaine pour les patients dans un pays où sont recensées de nombreuses pathologies de l’œil et de la vision.

Fatoumata Moussa Sidibé et Maïmouna Maïga souffrent de problèmes de vue. La lumière du jour fait très mal aux yeux de Fatoumata. Quant à Maïmouna Maïga ne parvient plus à lire de près les phrases écrites sur du papier.

Ces deux patientes ont choisi des cabinets privés d’ophtalmologie pour leur consultation. La raison est toute simple: ces cliniques sont plus accessibles pour la prise en charge des malades oculaires.

Pourtant, dans un passé récent, il était impossible de trouver une clinique d’ophtalmologie privée à Bamako. L’Institut d’ophtalmologie tropicale de l’Afrique (IOTA) était la seule structure spécialisée au Mali. Et pour bénéficier des services de l’IOTA, il fallait se réveiller à 3 heures du matin pour faire la queue et espérer figurer parmi les chanceux qui bénéficieront d’une consultation ou des soins oculaires.

Avec la libéralisation du secteur, tel n’est plus le cas. Les cabinets ophtalmologiques prolifèrent un peu partout au grand bonheur de la population. Fini l’obligation de se lever la nuit et faire des queues interminables pour bénéficier des consultations et soins.

Et dans les cabinets d’ophtalmologie, les pathologies les plus fréquentes sont la myopie, l’hypermétropie et la presbytie.

L’ophtalmologue Mamadou Sylla explique que beaucoup de Maliens souffrent aussi de photophobie, une hypersensibilité à la lumière.

Pour l’opticien Moussa Koné, tous les Maliens ont besoin de porter des lunettes, car, explique-t-il, «nous sommes dans un pays où il faut se protéger les yeux contre le soleil, contre la poussière, contre l’écran bleu des ordinateurs et du téléphone».

Par Diemba Moussa Konaté (Bamako, correspondance)
Le 14/02/2024 à 10h39