Mauritanie. Prix en baisse: la pastèque locale prend à contre-pied les autres fruits et légumes

Des légumes au Marché marocain de Nouakchott.

Le 25/02/2026 à 14h18

VidéoBien que disponibles en grande quantité, la tomate, carotte, pomme de terre, aubergine et agrumes importés du Maroc coûtent relativement cher en ce début de Ramadan. Fort heureusement, la pastèque locale navigue à contre-courant et prose sa chair juteuse et sucrée à des prix revus à la baisse.

Une semaine après le début du mois de Ramadan, le marché des légumes de Nouakchott ou «marché marocain» est bien achalandé. L’approvisionnement en légumes et fruits à partir du Royaume est régulier et les quantités sont suffisantes.

Cependant, cette abondance n’a pu empêcher la traditionnelle envolée des prix en de pareilles circonstances. La surtaxe douanière sur les légumes importés y est certainement pour quelque chose.

Hassan Sidi Mohamed, vendeur de légumes, détailles les prix des légumes les plus consommés cette la première semaine du mois de Ramadan. «Ici, nous vendons des légumes importés du Maroc. Les produits sont disponibles, mais les prix sont en hausse par rapport à la semaine précédant le Ramadan. Le chou du Maroc est vendu à 35 ouguiyas contre 25 avant le jeûne. Les carottes coutent 30 ouguiyas, contre 25 ouguiyas, la semaine passée. Le kilogramme de poivron est passé de 60 à 120 ouguiyas».

Cette hausse concernent aussi les fruits. Ainsi, selon Ahmed, vendeur de fruits marocain «le prix de la mandarine a augmenté et se vend actuellement à 25 ouguiyas.

A ce prix-là, les Mauritaniens préfèrent la pastèque produite en grande quantité chez eux et fruit de la collaboration avec des maraichers marocains contraints par la sécheresse de ces dernières années de s’expatrier à la recherche de terres et d’eau abondante pour la culture de la pastèque dont une grande partie est expédiée vers l’Europe.

Enfin, pour Hassan Zeidane, vendeur, «le kilogramme de pastèque produite dans la vallée du fleuve, grâce à un partenariat entre des opérateurs nationaux et marocains, qui valait 45 à 50 ouguiyas la semaine dernière, coûte aujourd’hui entre 25 à 30 ouguiyas. Les prix du produit ont baissé à la faveur de l’arrivée d’une importante quantité sur le marché. Le produit est abondant, avec en plus de la qualité».

Cette forte baisse du prix de la pastèque tombe à point nommé sachant que le fruit est très prisé durant cette période de Ramadan grâce notamment à son apport en eau aux jeûneurs.

Par Amadou Seck (Nouakchott, correspondance)
Le 25/02/2026 à 14h18