Ramadan au Cameroun. Les nouveaux convertis à l’islam à l’épreuve du jeûne

Des fidèles se dirigeant vers une mosquée pour la prière à Yaoundé.

Le 25/02/2026 à 09h48

VidéoDans un pays qui compte 25% de musulmans, ils sont de tous les âges ceux qui ont récité la Chahada «J’atteste qu’il n’y a de divinité qu’Allah et que Mohamed est son messager». Une profession de foi par laquelle ils sont devenus musulmans et rend obligatoire le jeûne de Ramadan. Témoignages.

Les fidèles musulmans du Cameroun ont commencé le Ramadan le 18 février 2026. Le Jeûne pendant ce mois est l’un des cinq piliers de l’Islam. Les fidèles musulmans en bonne santé et leurs enfants majeurs s’abstiennent de manger, de boire et d’avoir des rapports sexuels de l’aube au coucher du soleil.

Au Cameroun, qui compte 25% de musulmans, un intérêt particulier est porté aux nouveaux convertis. Ils sont de tous les âges ceux et celles qui ont récité la Chahada devant témoins de préférence dans une mosquée: «J’atteste qu’il n’y a de divinité qu’Allah et que Mohamed est son messager».

Cette profession de foi ouvre les portes de l’islam à celui qui la prononce, à l’image de Imran, qui s’appelait Joseph avant sa conversion. «En suivant minutieusement les films documentaires sur le royaume des cieux, j’ai tiré une conclusion: les gens au tour de Dieu s’habillent comme les musulmans. Au-delà de l’accoutrement, je trouve beaucoup de similitudes entre les saintes écritures chrétiennes et musulmanes. Voilà pourquoi j’ai décidé d’entrer en islam et je me sens comblé», nous a-t-il confié avant de nous dire comment il passe ses premiers jours du Jeûne du mois de Ramadan. Cela fait exactement quatre mois qu’Imran a préféré le Coran à la Bible sans que cela n’émeuve son entourage.

Comme lui, d’autres nouveaux convertis prennent leurs enseignements à la grande mosquée de Tsinga, au complexe islamique du même quartier ou à la mosquée centrale de Yaoundé II.

Dans l’enceinte de cette dernière, l’Iman Akem Ibrahim, responsable des nouveaux convertis explique: «Ils sont comme des nouveau-nés, voilà pourquoi nous les entourons de beaucoup de délicatesses. Nos enseignements sont plus focalisés sur la prière qui est au centre même de l’Islam. Nous ne leur tenons pas rigueur sur le Jeûne parce que nous savons qu’ils sont encore fragiles. C’est à force d’épreuves qu’ils deviendront des musulmans accomplis».

Par Jean-Paul Mbia (Yaounde, correspondance)
Le 25/02/2026 à 09h48