CAN-2025: pas 20 ans, toutes leurs dents

Les pépites de la CAN 2025.

Le 07/01/2026 à 20h30

Un vent nouveau souffle sur le Maroc. Le Sénégalais Mbaye, le Camerounais Kofane et les Ivoiriens Diomandé et Inao Oulaï n’ont pas 20 ans mais brillent lors de la CAN-2025 chacun dans un registre différent. Décryptage de jeunes phénomènes.

- Ibrahim Mbaye, 17 ans, Sénégal

Le Titi parisien, Ibrahim Mbaye, est à 17 ans le plus jeune joueur de ces quarts de finale. Il n’est pas titulaire avec le Sénégal, mais s’est mué en super remplaçant, apportant fougue et vitesse à chacune de ses entrées sur le terrain.

L’ailier du Paris SG ne cesse de battre des records de précocité. En huitième face au Soudan, il est devenu le plus jeune joueur à marquer un but en Coupe d’Afrique au XXIe siècle, le plus jeune buteur sénégalais de l’histoire de la CAN aussi.

En entrant en jeu dès le premier match de groupe face au Botswana, il était déjà devenu le plus jeune Sénégalais à disputer une Coupe d’Afrique.

Ses entrées sont décisives à chaque fois: elles ont permis l’égalisation des Lions de la Teranga face à la RDC (1-1), et parachevé le succès du Sénégal face au Bénin (3-0).

- Christian Kofane, 19 ans, Cameroun

Arrivé au Maroc sans aucune sélection pour les Lions Indomptables, Christian Kofane, 19 ans, a immédiatement montré les qualités qui l’ont fait exploser cette saison au Bayer Leverkusen.

L’attaquant de pointe, polyvalent, a déjà inscrit deux buts lors de la CAN-2025, contribuant grandement au réveil du Cameroun, sans aucune certitude avant le début du tournoi, sérieux outsider depuis sa victoire autoritaire sur l’Afrique du Sud en huitièmes.

«C’est un renard de surface, un garçon très intelligent qui sait où se positionner pour finir les actions» explique à l’AFP l’ancien Lion Patrick Mboma, présent au Maroc.

Le champion d’Afrique et champion olympique 2000 loue également la palette technique de Kofane, «sa vitesse, son pied droit. Il a même marqué de la tête, même si ce n’est pas encore son point fort».

- Yan Diomandé, 19 ans, Côte d’Ivoire

Patrick Mboma l’avait cité comme «la révélation à suivre dans ce tournoi, même s’il y a Amid Diallo, plus exposé à Manchester que Diomandé à Leipzig».

Si Emerse Faé, le sélectionneur de la Côte d’Ivoire, cherche encore son attaquant de pointe et en change à chaque rencontre, il a en revanche trouvé ses ailes, avec sa star Diallo donc et Diomandé, 19 ans, aussi agile du pied droit que du pied gauche.

A l’instar de Mbaye, en marquant face au Burkina Faso en huitième, Diomandé est devenu le plus jeune buteur ivoirien dans un match à élimination directe, imité en fin de rencontre par Bazoumana Touré, 19 ans également, sorti du banc, qui l’avait remplacé à la 75e minute.

- Christ Inao Oulai, 19 ans, Côte d’Ivoire

Découvert à Bastia avant de filer à Trabzonspor en Turquie, Inao Oulai, 19 ans, a poussé sur le banc Seko Fofana, 30 ans, cadre des Eléphants lors du titre 2023 en Côte d’Ivoire.

Ses qualités de relance, son souci de lier toutes les lignes de l’équipe, sa complémentarité avec Ibrahim Sangaré et son capitaine Franck Kessié l’ont imposé à Emerse Faé, soucieux pourtant de préserver son joueur.

«Ce petit milieu de terrain, pétri de qualités, nous a fait du bien», a concédé Faé après la victoire face au Burkina. «C’est notre bébé, notre enfant. Avec bienveillance, les anciens du groupe font en sorte qu’il ne s’enflamme pas, lui donnent des conseils, l’incitent à se concentrer sur l’essentiel», a-t-il ajouté.

- Et les autres...

L’arrière gauche camerounais Mahamadou Nadiga, 19 ans, n’est pas titulaire avec les Lions Indomptables, mais il pourrait le devenir selon le degré de gravité de la blessure du Lorientais Darlin Yongwa.

Nadiga l’a suppléé à la 21e minute du huitième face à l’Afrique du Sud et offert un centre parfait à Kofane pour le 2-0.

Dans cette liste ne figure pas l’Algérien Ibrahim Maza qui a eu 20 ans en novembre. Trop vieux. Pas moins impressionnant. Surnommé «Mazadona», l’Algéro-allemand fait l’unanimité des spécialistes.

« e que je regarde toujours avec les joueurs d’Afrique du Nord, c’est leur propension à rester juste quand tout va bien», dit Patrick Mboma. «Souvent des joueurs en rajoutent, comme Brahim Diaz par exemple qui se met à jongler sur le terrain parce qu’il est devant son public et qu’il sent que les choses vont bien. Maza est toujours juste, et ça, j’apprécie beaucoup et les Algériens aussi, ce qui est normal».

Par Le360 Afrique (avec AFP)
Le 07/01/2026 à 20h30