Football: la FENIFOOT rassure après le départ de Badou Zaki et maintient le cap vers la CAN

Le 30/07/2026 à 08h42

VidéoLa Fédération nigérienne de football (FENIFOOT) a tenu une conférence de presse consacrée à deux dossiers majeurs: la démission du sélectionneur du Mena, le technicien marocain Badou Zaki, et la candidature conjointe des pays de l’Alliance des États du Sahel (AES) à l’organisation de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) 2032. Malgré ce changement à la tête de la sélection nigérienne, les dirigeants de la Fédération assurent que les objectifs sportifs, au premier rang desquels la qualification à la CAN, demeurent inchangés.

La démission inattendue du sélectionneur du Mena, le technicien marocain Badou Zaki, a largement dominé la conférence de presse organisée par la Fédération nigérienne de football (FENIFOOT).

Le président de la FENIFOOT, Issaka Adamou, a assuré que cette décision relevait exclusivement du technicien marocain et n’était liée à aucun différend avec l’instance fédérale.

«Badou Zaki a choisi de partir de sa propre initiative. Il n’avait aucun problème avec la FENIFOOT, pas plus que la Fédération n’avait de raison de mettre un terme à notre collaboration», a-t-il déclaré.

Face aux nombreuses interrogations suscitées par ce départ, les dirigeants de la FENIFOOT ont tenu à rassurer les supporters et l’opinion publique sur les ambitions de la sélection nigérienne.

«La démission de Badou Zaki ne remet absolument pas en cause les objectifs que nous nous sommes fixés. Notre ambition reste la même: qualifier le Mena pour la prochaine Coupe d’Afrique des nations, avec ou sans Badou Zaki», a affirmé Issaka Adamou.

Autre dossier majeur abordé lors de cette rencontre avec la presse: la candidature conjointe des pays de l’Alliance des États du Sahel (AES) à l’organisation de la Coupe d’Afrique des nations (CAN) 2032. Les dirigeants du football nigérien considèrent ce projet comme une opportunité stratégique de renforcer l’intégration régionale tout en démontrant la capacité des États membres de l’AES à accueillir une compétition continentale de cette envergure.

«La création de l’AES nous offre une occasion de concrétiser la vision portée par nos autorités. Une candidature commune à l’organisation de la CAN représente une formidable opportunité, non seulement pour accueillir cette compétition, mais aussi pour démontrer que cet espace commun est un véritable vecteur de développement», a expliqué le président de la FENIFOOT.

Pour les responsables de la Fédération, malgré les défis actuels, les priorités demeurent inchangées: poursuivre la structuration d’une sélection nationale compétitive et porter, aux côtés des autres pays membres de l’AES, une ambition commune en faveur du développement du football dans la région.

Par Aboubacar Sarki (Niamey, correspondance)
Le 30/07/2026 à 08h42