Algérie: New York Times et Washington Post révèlent la présence de soldats américains

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Le 10/03/2018 à 08h16, mis à jour le 10/03/2018 à 09h26

Des soldats américains sont déployés en Algérie. Le New York Times et le Washington Post sont derrière ces révélations étonnantes qui viennent remettre au goût du jour la présence secrète d’une base américaine en Algérie.

La mort de 4 soldats des forces spéciales américaines au Niger continue à lever le voile sur la forte présence américaine en Afrique. Si les Etats-Unis ont admis la présence de 6.000 soldats en Afrique dont 4.000 au niveau de la base américaine de Djibouti, certaines sources parlent de 13.000 soldats dispersés dans de nombreux pays du continent.

La surprise est que parmi ces pays, d’après le recoupement de diverses sources, figure l’Algérie. Et c’est le sérieux média américain Washington Post qui relayait une information sur les soldats américains recevant une indemnité de «danger imminent» qui est derrière cette révélation, lançant ainsi un pavé dans la mare.

Cette source cite les zones où les soldats américains sont les plus exposés face au risque lorsqu’elles sont déployées sur le terrain. Parmi les nouveaux pays ayant rejoint cette liste figurent le Mali, le Niger et le Cameroun, qui font face aux groupes terroristes. Les soldats déployés dans ces pays à risque élevé bénéficient d’une prime de 225 dollars par mois.

Seulement, les soldats déployés dans d’autres pays du continent perçoivent également ce complément, d’après le Washington Post, citant les troupes américains déployés en Algérie, Burundi, Tchad, RDC, Djibouti, Egypte, Erythrée, Ethiopie, Kenya, Libye, Somalie, Soudan, Soudan du Sud, Tunisie et Ouganda.

Si la présence américaine dans tous ces pays cités ne faisait pas l’ombre d’un doute, en Algérie, par contre, c’est une surprise de taille.

Autre preuve de cette présence militaire américaine en Algérie, le New York Times a rapporté, selon le site TSA, «qu’au cours de l’audience du général Thomas D. Waldhauser du mardi 6 mars devant le Comité des forces armées, Joe Courtney, un député démocrate du Connecticut, a rappelé que les troupes américaines en Algérie, au Tchad, en Egypte et au Kenya recevaient déjà cette prime».

Mieux, selon le site d’information algérien, qui avance avoir consulté un document du Pentagone, «cette prime de risque existe pour les soldats américains sur le territoire algérien depuis le 7 mars 1995. Elle est toujours d’actualité, selon la même source».

Ces révélations des trois médias sont en contradiction avec ce qu’Alger a toujours nié. En effet, selon la doctrine du pays, aucune présence militaire étrangère n’est acceptée sur le territoire algérien. Du moins officiellement. Seulement, ce faisceau d’indices, de diverses sources, paraît crédible.

Une chose est sûre: ces révélations ne vont pas manquer de ressusciter les informations selon lesquelles les Etats-Unis disposeraient d’une base secrète au Tassili, au sud-est de l’Algérie, depuis le début des années 2000.

De même, le Canard enchaîné ainsi que divers médias algériens avaient aussi fait part de cette présence américaine à cette époque à Tamanrasset, à l’extrême sud du pays, où une entreprise américaine (BRC, filiale de Halliburton) avait construit une base militaire selon les normes américaines. Il a été admis que cette base était algérienne mais qu’une antenne d’écoute sophistiquée de la CIA y était logée.

Naturellement, les autorités algériennes ont toujours démenti cette présence américaine qui semble pourtant se confirmer aujourd’hui.

Par Karim Zeidane
Le 10/03/2018 à 08h16, mis à jour le 10/03/2018 à 09h26

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